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« Cette terrible année 1956 | Accueil | Episode 16 - DSK s'impose »

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Karim

La Gauche a-t-elle tiré quelques enseignements de ses défaites ? Voici une interrogation bien légitime pour le peuple de Gauche, pour ces femmes et ces hommes qui, à l'occasion des dernières élections présidentielles et législatives, ont soit boudé les urnes, soit évité de porter leurs suffrages sur le candidat socialiste. Cette question est d'autant plus d'actualité que les trois candidats à l'investiture socialiste s'illustraient encore il y a peu dans des joutes oratoires fratricides (petite phrase contre petite phrase) n'ayant pour objectif que la prise de pouvoir sur l'appareil politique et sur les adhérents.


A l'heure où la refondation des forces de progrès et de l'écologie est nécessaire, les leaders socialistes semblent préférer les querelles de personnes au débat de fond. Pourtant, l'action du gouvernement Villepin et de le discours de Sarkozy nous montrent chaque jour la nécessité d'opposer un projet politique démocratique et humaniste à la logique libérale et sécuritaire de cette Droite sans complexe qui détient aujourd'hui tous les pouvoirs ?


Les résultats des dernières élections présidentielles et législatives nous amenaient à un constat très clair que certains n'ont apparemment toujours pas intégré : le fossé entre les responsables politiques, y compris de Gauche, et les citoyens devient de plus en plus infranchissable. Nous assistons à un véritable dialogue de sourds entre la virtualité du discours politique de "bien-pensants voulant bien faire" et les aspirations très rationnelles de "citoyens concrètement vivants, enfermés dans une réalité quotidienne souvent difficile". La situation entre ces deux mondes semble inextricable, tant la part médiatiquement visible du personnel politique s'est progressivement discrédité auprès de la population, en tentant de se muer en groupe de sociologues avertis et parfois même en technocrates comprenant mieux la vie des gens qu'ils ne pourraient le faire eux-mêmes.


De leur côté, bon nombre de français ont, par la grève du vote et pour de multiples raisons, abandonné consciemment leur statut de citoyens pour se contenter de la condition individualiste de consommateurs. D'autres se sont réfugiés dans le vote sanction exprimant ainsi un ultime appel en direction de la classe politique traditionnelle incapable de parvenir ni à représenter, ni même à prendre en compte des catégories entières de notre société. Ces phénomènes établis et analysés, il nous faut demeurer conscients que la seule issue à ce véritable conflit d'intérêts qui se développe, reste la quête de sens en terme de perspectives politiques partagées.


La " surveillance populaire " proposée par Ségolène Royal suppose que le comportement général des élus ne serait pas exempt de reproches, ce qui est faire peu de cas de l'abnégation de la plupart de celles et ceux qui ont fait le choix de s'investir dans la vie publique pour servir nos concitoyens. Il faut admettre qu'il serait délicat de mettre concrètement en oeuvre un concept de démocratie directe, même si un peu plus de transparence et d'informations de la part des élus du peuple serait parfois salutaire.


La proposition de " jurys citoyens " de la présidente de la région Poitou-Charentes, une fausse bonne idée à mon sens, nous permet tout de même de nous interroger sur l'équilibre à trouver entre démocratie représentative et démocratie participative et sur les passerelles à dresser entre ces deux espaces citoyens. Dans ce dessein, je suis persuadé que l'action de l'élu doit suivre cinq étapes fondamentales : écouter les préoccupations de chacun, tenter de comprendre les problèmes qui agitent la Cité, proposer un projet ouvert dans le cadre de la communauté de destins qu'est la République, agir dans le sens de l'intérêt général tout en associant, autant que faire se peut, les citoyens au réalisations (de la définition des projets à leur évaluation finale en passant par un suivi régulier), et soumettre systématiquement à la population un bilan exhaustif au terme de son mandat.

Mathilde

Je lis les messages sur le "forum" de Libé à la suite de l'article d'aujourd'hui et je suis pétrifiée d'effroi devant les manifestes désordres des supporters de SR qui sont tout sauf raisonnables!
Il faut craindre des suicides collectifs si jamais elle n'était pas investie

loulette

Voilà ce que déclare Montebourg ce matin : L'expérience et la compétence que mettent en avant les deux compétiteurs (de Mme Royal) sont un très lourd handicap : je vous rappelle qu'elles nous ont conduits à la catastrophe du 21 avril 2002", déclare le député de Saône-et-Loire dans un entretien à l'hebdomadaire L'Express.

"Je trouve curieux que l'accumulation d'autant d'échecs et d'erreurs politiques puisse servir de référence", ajoute-il.

Dire que c'étaient les débats internes et les "attaques "que SR aurait à subir qui risquaient de donner des arguments à la droite et de fragiliser notre candidat ! On se fout du monde ! Je ne comprends pas que personne ne réagisse à ces propos intolérables ( ah oui, j'oubliais, le PS, c'est l'impartial M Royal...alors évidemment, c'est illusoire de demander de l'impartialité!)

Personnellement, je rejoins l'avis d'un camarade de ma section, adhérent depuis 1971 au PS, qui se pose pour la première fois de sa vie la question de savoir s'il va voter PS aux prochaines élections, si SR est investie.

Je commence à être de son avis. Elle déclare des trucs à l'emporte pièce, aussi graves que ses "jurys populaires", parcequ'elle a lu un sondage la veille, sans en parler à personne (v le Monde : ses propres soutiens n'étaient pas au courant de cette ligne, pourtant majeure, de leur candidate)! Je me demande si, quand bien même elle amènerait la gauche au pouvoir, le remède ne serait pas pire que le mal. Quand je lis Montebourg, je me dis que ces gens sont irresponsables. J'ai peur pour le pays et j'ai peur pour le parti ! Ce sont des fous furieux !

Après tout, moi aussi je suis "une femme libre". Elle prend des libertés avec le PS au point de brader non seulement son projet mais aussi ses valeurs et son histoire, mais aussi son bilan (positif, assurément, que dire des emplois jeunes, de la croissance etc...)alors je ne me sens pas obligée de quoi que ce soit au nom de telle ou telle soumission. Je suis adhérente au PS, pas à "Desir de SR" et pour moi, ses valeurs, ce ne sont pas les miennes.

En tout cas, croire que l'on répondra à l'angoisse du 21 avril par du populisme et de la démagogie est la pire des réponse : le retour du bâton, sera terrible, pour le PS comme pour le parti !


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