Classement Wikio

  • Wikio - Top des blogs

mai 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

Recherchez sur ce blog

  • Google

    ailleurs
    pek.blogs.com

Retour de Sofia

A l'occasion du conseil du Parti socialiste européen, trop court séjour à Sofia pour prendre le pouls de la Bulgarie. Mais assez pour voir un bout de l'enjeu de l'intégration communautaire des pays de cette partie de l'Europe.

La région des Balkans, a longtemps été mouvementéee. Depuis l'Antiquité, l'Europe et l'Asie, le catholicisme, le christianisme orthodoxe et l'islam se sont croisé, affronté et durablement dans cette zone montagneuse. La Bulgarie est certes une culture ancienne, l'antique Thrace a été le berceau de l'alphabet cyrillique, mais la nation bulgare n'a été unifiée, comme souvent ses voisins, tardivement, au terme d'une guerre entre la Russie et la Turquie.

Lire la suite "Retour de Sofia" »

Tropicales 6

Si vous allez aux Antilles et que vous souhaitez fuire les centres commerciaux ou les enseignes dont vous avez déjà la tête pleine, bon courage... Il suffit cependant de prendre la route. Certes, de plus en plus, la circulation devient un sérieux souci. Imaginez que "la route des plages" peut être embouteillée à plusieurs moments de la journée.Fruits Mais penser se déplacer d'une autre façon qu'en voiture est une belle utopie.

Les transports en commun existent, mais il semble que parvenir à un bon rapport "rentabilité, fréquence, tarif, qualité, desserte" relève de la quadrature du cercle. Comme on dit ici "Cé pas raidi chaiz' bo tab".

Sur le bord de la route donc, de nombreuses personnes ont depuis longtemps pris des initiatives. Vendre leur petite production à des prix attrayants et ça marche. Pas besoin de bifurquer par l'Euromarché de la Rocarde, l'Hyper U du Rond Point ou de la Galléria ou encore le Cora -ex Mammouth de Cluny qui sont les grandes surfaces historiques de l'île. On trouve des fruits, des légumes, du poulet boucané et du poisson fraîchement pêché. Car pas mal de communes se trouvent sur le littoral .Pthon
Une grande partie de l'activité économique  de ces villages repose donc sur la pêche. Mais comme ailleurs, la pêche intensive vide les mers.

Et c'est bien dommage parce que le poisson c'est bon pour la santé. Outre le fait qu'il n'est pas "carré et pané" comme à la cantine, la variété de la faune marine caribéenne est devenu légendaire, surtout dans ses applications culinaires. Oursins, chatrous (pieuvre), lambi (conque), langoustes, requin, thon, daurade, Morue, thazar, espadon, balarou (sorte d'exocet - poisson volant), etc... Que l'on habille en  court bouillon, en blaff, en colombo et autres arrangements.

Tropicales 5

Rue1

Une rue de la ville de Saint-Pierre...

La ville détruite par l'éruption de la Montagne pelée le 8 mai 1902 ne s'est jamais remise de cette catastrophe.

La ville était alors "la perle de la Caraïbe". Ville la plus belle, la plus opulente, la plus décadente. On y avait construit un théâtre, copie conforme de celui de Bordeaux.

Plusieurs signes avant coureurs auraient dû attirer l'attention, mais en 1902, on était en pleine campagne électorale.

Le gouverneur resta même dans la ville pour faire don de sa personne. Résultat, 30 000 morts. Un seul survivant, emprisonné pour ébriété sur la voie publique...

Ce fut à la foi Pompéi et le Titanic. Raphaël Confiant a très bien évoqué cette page douloureuse de notre histoire dans Nuée ardente, chez Gallimard.

Lire la suite "Tropicales 5" »

Tropicales 4

A l'épreuve de la mondialisation

Contrairement au nuage de Tchernobyl, la mondialisation ne s'arrête pas à la frontière. Ici aux Antilles, on en voit les effets depuis quelques temps. N'oublions pas que nous sommes dans une de ces aberrations géographiques ou administratives, c'est selon puisque nous sommes à la fois dans la Caraïbe, c'est-à-dire en Amérique et en Europe... Il s'agit même dans la "langue de Bruxelles" d'une région ultra-périphérique.

Confronté aux règles du commerce international, aux pressions de la concurrence, l'île n'a pas les ressources pour tenir sur la durée. On est en droit de se demander s'il y a un avenir radieux pour les Antilles quand on considère que l'augmentation de la démographie accentue la densité de l'habitat qui rogne d'année en année sur des zones encore vertes.

Sur le plan des opportunités, la vie est chère. S'il est moins obligatoire que par le passé de partir quelques temps pour finir ses études ou trouver un emploi, c'est un marché réduit. Difficile de faire vivre la concurrence quand trouver de nouveaux marchés est un casse -tête. Surtout quand le monde entier s'en mêle. Ainsi pour la banane. La préférence communautaire devrait en principe favoriser la banane antillaise, mais à l'OMC, les Etats-Unis exigent que l'Union européenne ouvre plus son marché. Comment alors tuer une des productions de l'île ? Pas difficile...

Rentabilité toujours. Il y a pénurie de médecins spécialisés parce que ça ne paye pas assez. Du coup, quand on veut avoir un rendez-vous chez un ophtalmo, parfois, il faut s'y prendre plusieurs mois à l'avance... Mais on peut lui envoyer un mail puisque le haut débit a franchi l'Atlantique...

Le sujet le plus scandaleux concerne les voyages. On ne trouve plus de billets à moins de 700 euros l'été pour aller dans les DOM. Ca coûte moins cher d'aller de Paris à New York, que de Paris à Pointe-à-Pitre ou Fort-de-France. Il s'agit pourtant de départements français. On a employé la belle formule dans les environs de la rue d'Oudinot probablement de "continuité territoriale". Pourquoi ne pas plafonner les tarifs ? L'augmentation du nombre de voyageurs permettraient des profits tout aussi importants, et le tourisme qui est un des principaux secteurs d'activité de ces îles, s'en trouverait certainement dopé. Curieusement, cet enjeu n'a jamais été évoqué dans les programmes présidentiels...

Tropicales 3

Negre_marron A propos du nègre marron...

Sur le bandeau de ce blog, on voit une silhouette noire soufflant dans un coquillage vers le ciel. Il s'agit de la fameuse statue du Nègre marron à Port-au-Prince. Elle symbolise l'émanciptation du Nègre par lui-même. Pour les petits Français qui n'ont  que des Gaulois pour ancêtres, le marron est un lointain cousin des Vercingétorix, Boudicca et autre Spartacus de l'Antiquité romaine. Le marronage était le crime dont se rendaient coupable les fugitifs. D'ailleurs quand on les retrouvait, ils étaient mutilés puis mis à mort en cas de récidive -oui, le mot est d'actualité !

Le nègre qui fuyait la plantation retrouvait un peu de sa dignité. Quand il parvenait à échappé à ses poursuivants et à leurs chiens - d'où le rapport spécial que la majorité des Antillais ont longtemps entretenu avec les chiens par le passé. Chez nous, un chien est souvent attaché 24 heures du 24 et les mamies du 16e qui habillent leurs bestioles de housses Vuitton passent pour des martiennes perverses. D'ailleurs la malédiction canine perdure, pimentée par l'actualité même lointaine, ainsi une voisine fut très inspirée quand en 2001 on lui donna un chien dont elle ne savait que faire : elle le marra à un poteau près d'une niche de fortune et le baptisa du sompteux nom de ... Ben Laden !

Le nègre marron est donc cet ex esclave rendu aux bois et aux esprits de la forêt qui fait fleurir tous les fantasmes et toutes les peurs. Quand sonna l'heure de l'Abolition, et mêm bien avant, il fut certainement aux avant-postes du combat pour l'émancipation des nègres...

Vous avez dit Nègre ? Une des subtilités de l'aliénation coloniale est que l'usage du mot est péjoratif si c'est un blanc qu l'emploie à l'égard d'un noir. Par le passé, c'est le mot "noir" qui était mal vu. le terme "nègre" pourtant renvoie à toute la virilité, le peu de raffinement d'un personnage durcit par la vie quie fait pas de cadeau. A l'image des Espagnoles, les femmes antillaises utilisent le mot comme "hombre".

 

Tropicales 2

L'une des plus belles choses quand on arrive aux Antilles, c'est le doux choc de la température. Cette "toufeur" qui à la descente de l'avion, qui n'est plus que virtuelle, puisque comme dans les aéroports modernes, on a droit à ce boyau sur roue qui nous conduit de l'avion à l'intérieur de l'aéroport... Chaleur humide. Et quand vient le soir, le ballet des chauves souris anime le ciel à mesure que le concert des bestioles monte. Toute la nuit, insectes et batraciens font un boeuf nocturne comme s'ils étaient d'insomniaques zoukeurs. Plus près des oreilles, une grenouille chante comme s'il s'agissait de la chute d'une goutte d'eau et quand on dort, le moustique peut venir bercer les oreilles !

97260 L'entrée de la ville du Morne-Rouge, dans le nord de l'île, sur les flans de la Montagne pelée. Bastion RPR, Pierre Petit, le maire depuis des années, fut un député régulièrement réélu dans les années 80.

Le Morne-Rouge fait partie des communes les plus fraîches et les plus humides de l'île. Quand on est acclimaté, on peutmême rêver d'une bonne "laine" en couverture ou en chandail pour se protéger de la fraicheur de la nuit...

Lire la suite "Tropicales 2" »

Tropicales 1

Mtq1 Un aéroport parisien quand on part vers d’autres rivages… On est déjà sur place. Un bout d’accent, une attitude, un regard complice ou le côté « à l’aise » de tel ou tel… Après huit heures de vol, on est ailleurs. Bien sûr, la mondialisation et la modernité font leur travail de sape depuis des années. Sur la route qui relie l’aéroport du Lamentin à Fort-de-France, les enseignes multinationales résistent comme elles peuvent à l’épreuve d’une végétation luxuriante. Et à l’entrée du quartier de Sainte-Thérèse, où comme dans de plus en plus d'endroits de l'île, le trafic n'a rien à envier au Pont de Saint-Cloud, le M de MacDonald’s trône, fier comme un major ( le nom local du fier à bras).

Sur cette même route, on parle de construire un tramway, mais les ingénieux se cassent la tête : il faut résoudre le problème des ponts, trop bas…

Ainsi va la Martinique où on se dit que la droite s’est bien battue car on ne voit que des affiches ou des vestiges d’affiches de Sarkozy quand on sait qu’on y a voté Royal en masse comme ailleurs en outremer.

C’est d’ici où avec les antennes paraboliques de Canal sat on suit les infos nationales comme tout le monde, on apprend la démission de Jack Lang qui est comprise comme une démission du PS. Ce n’est pas ça qui détourne l’attention des gens qui s’intéressent plutôt au tour cycliste de la Martinique qui n’a rien à envier en péripétie à son inspirateur métropolitain. La montée de Galocha vaut mille fois l’Alpe d’Huez. En août, ce sera un autre tour, celui des yoles rondes. Un grand moment pour les amateurs de régates atypiques.

Grands toreros pour une petite feria

Jjp_nbLa temporada 2007, la saison de tauromachie, est bien avancée quand on se prépare à voir déferler les aficionados sur Mont-de-Marsan, Bayonne, Bézier, Arles ou Nîmes. Il y a eu Vic déjà avec le mauvais temps... L'intérêt de cette année, c'estt bien sûr, le retour du Biterrois Sébastien Castella après sa méchante blessure d'il y a quelques mois et la présence en lice du nouveau venu d'Arles, Mehdi Savalli. A quelques kilomètres d'Avignon et de son festival pour théatreux et de son cadre de riches - quand on pense qu'il faut payer pour voir le fameux pont sur lequel personne ne danse ! D'ailleurs, il est même pas fini ce pont - il y a la ville de Châteaurenard qui tient une féria. Au menu, corrida portugaise, novillada et corrida formelle avec celle année, Juan José Padilla (sur la photo ci-contre), Sánchez Vara et Mehdi Savalli.

En attendant le retour probablement l'année prochaine en France de toros du sud de l'Espagne - après deux années de maladie de la "langue bleue, on reverra peut-être les Miuras par chez nous, il s'agissait de toros venus d'une ganaderia française : des Bayonnes de 520 à 560 kilos.

Vara portait un habit dont le bleu répondait à celui du ciel de Provence qui jetait une excellente lumière sur le tragique dont les épisodes, muleta ou banderilles aux mains, n'a rien à envier aux tirades déclamées sous les pierres du Palais des papes à quelques kilomètres de là... Vara1

Au son de la cigale avec un public pas toujours inspiré, on a quand même vu de très belles faenas qui succédaient très souvent à de superbes poses de banderilles. Le plus brillant des trois fut sans doute l'Espagnol Sánchez Vara qui coupa d'ailleurs trois oreilles car à l'inverse de Medhi Savalli, il sut être bon jusqu'au bout c'est-à-dire à l'estocade. Notre Savalli national semblait ne pas vouloir tuer ses toros. Il y a un pas entre la mise à mort et la boucherie qu'il a malheureusement franchi en s'achardant sur le premier. Après, il ne fut pas forcément meilleur à la mise à mort, mais moins mauvais. Dommage car, lui aussi, coupa une oreille - c'est dire ce qu'il aurait glané si la chance lui avait souri jusqu'au bout.

Loin des grandes arènes de prestige, il est possible de voir un beau moment, de passage, intense et appliqué.

Banderilles

Encore quelques mois avant la sortie en fin d'année en France du film Manolete de Menno Meyjes avec Andrien Brody et Penelope Cruz. On fêtera alors le quarantième anniversaire de la mort du matador - mourir à trent ans dans une arènes c'est possible... à Linares.
En attendant, l'été promet de belles choses...

En différé de Nairobi - la "précarité"

En France, on ne dit presque plus pauvres, on dit précaire. Je ne sais pas le mot a une traduction dans l'autres langues. Ici, au Kenya, je crois que ce ne serait pas possible. Hier, à l'initiative de Christine Auclair qui travaille à l'ONU Habitat, nous avons été à la rencontre de jeunes dans le bidonville de Matharé.

Loin des rencontres entre militants altermondialistes, il fallait venir voir cette "ville profonde". Matharé est un des plus grands bidonvilles du monde. 400 000 à 700 000 personnes y vivent, en majorité des femmes et des enfants. La criminalité y est d'autant plus énorme que la police est corrompue dans cette partie de la ville. Bizarrement, il ne semble pas que le gouvernement s'y intéresse beaucoup. Nous avons rencontré des jeunes qui ont réussi à s'arracher aux gangs et qui sont devenus des photographes qui proposent des expos pour montrer la vie quotidienne dans ce bidonville.

Un enfant sur deux est scolarisé. Il existe quelques cliniques qui souffrent du vol de médicaments. On nous a expliqué qu'ailleurs dans la vie, le sida avait ravagé des familles entières au point que pas mal de maisons étaient vides.

Difficile de décrire toutes les impressions, mais une chose est sûre, c'est en se rendant dans ce genre de lieu qu'on se dit qu'en politique, il faut savoir lutter contre la vacuité des mots pour que le changement se fasse... Réellement.

Quand on sort du bidonville, on passe à côté d'un complexe assez classe et bien protégé. C'est l'école kenyan d'études monétaires...

En différé de Nairobi - Genèse

Kenya L'arrivée à Nairobi donne le ton. Des quatre coins du moins, les gens viennent au premier forum social mondial qui se déroule intégralement sur le continent africain. Suite à l'annulation de la réunion de l'Internationale socialiste - il n'existe pas encore de parti kenyan membre de l'Internationale, on eu plus de temps pour se mettre au parfum... La délégation française est composée d'Harlem Désir, d'Henri Weber, de Safia Otokoré, Thomas Mélonio, Gilbert Roger, Corinne Bord, Kader Arif, François Isserel-Savary, Christiane Demontès. Il faut y ajouter Rémi Bazillier et Razzye Hammadi pour les jeunes socialistes.

La première journée du FSM a été marquée par quelques défilés dans les rues de Nairobi. Moins impressionnants toutefois que pour les éditions précédentes. Ce fut néanmoins l'occasion de voir combien il n'y a pas que l'extrême gauche qui cherche à essaimer dans ce milieu. Manif Les églises sont très engagées dans le combat. Sur la photo, on voit le défilé de la plus importante des églises africaines. Mais il y a aussi les autres cultes et multiples tendances catholiques et protestantes. et un grand rassemblement dans l'Uhuru park où des musiciens et des orateurs se sont succédés. Fsm_csi Pour la première fois, le président de la Conférédation syndicale internationale (photo) était invité à prendre la parole. Il s'agit de Guy Ryder. Auparavant, les structures syndicales n'étaient pas représentée à cet échelon-là.

Les grands noms de l'altermondialisme sont là et le plus connu, Chico Whitaker, le brésilien sur lequel on reviendra.

Un petit bloc note rendra compte des impressions de ce forum. Vous pourrez également consulter le blog de ma vieille camarade Corinne Bord. En sus, l'album photo "FSM Nairobi" mettre des images sur les mots. Comme toujours, de nouvelles photos sont ajoutées tous les jours...

Européennes 2009 : c'est notre affaire !

  • button
Blog powered by TypePad