La temporada 2007, la saison de tauromachie, est bien avancée quand on se prépare à voir déferler les aficionados sur Mont-de-Marsan, Bayonne, Bézier, Arles ou Nîmes. Il y a eu Vic déjà avec le mauvais temps... L'intérêt de cette année, c'estt bien sûr, le retour du Biterrois Sébastien Castella après sa méchante blessure d'il y a quelques mois et la présence en lice du nouveau venu d'Arles, Mehdi Savalli. A quelques kilomètres d'Avignon et de son festival pour théatreux et de son cadre de riches - quand on pense qu'il faut payer pour voir le fameux pont sur lequel personne ne danse ! D'ailleurs, il est même pas fini ce pont - il y a la ville de Châteaurenard qui tient une féria. Au menu, corrida portugaise, novillada et corrida formelle avec celle année, Juan José Padilla (sur la photo ci-contre), Sánchez Vara et Mehdi Savalli.
En attendant le retour probablement l'année prochaine en France de toros du sud de l'Espagne - après deux années de maladie de la "langue bleue, on reverra peut-être les Miuras par chez nous, il s'agissait de toros venus d'une ganaderia française : des Bayonnes de 520 à 560 kilos.
Vara portait un habit dont le bleu répondait à celui du ciel de Provence qui jetait une excellente lumière sur le tragique dont les épisodes, muleta ou banderilles aux mains, n'a rien à envier aux tirades déclamées sous les pierres du Palais des papes à quelques kilomètres de là... 
Au son de la cigale avec un public pas toujours inspiré, on a quand même vu de très belles faenas qui succédaient très souvent à de superbes poses de banderilles. Le plus brillant des trois fut sans doute l'Espagnol Sánchez Vara qui coupa d'ailleurs trois oreilles car à l'inverse de Medhi Savalli, il sut être bon jusqu'au bout c'est-à-dire à l'estocade. Notre Savalli national semblait ne pas vouloir tuer ses toros. Il y a un pas entre la mise à mort et la boucherie qu'il a malheureusement franchi en s'achardant sur le premier. Après, il ne fut pas forcément meilleur à la mise à mort, mais moins mauvais. Dommage car, lui aussi, coupa une oreille - c'est dire ce qu'il aurait glané si la chance lui avait souri jusqu'au bout.
Loin des grandes arènes de prestige, il est possible de voir un beau moment, de passage, intense et appliqué.

Encore quelques mois avant la sortie en fin d'année en France du film Manolete de Menno Meyjes avec Andrien Brody et Penelope Cruz. On fêtera alors le quarantième anniversaire de la mort du matador - mourir à trent ans dans une arènes c'est possible... à Linares.
En attendant, l'été promet de belles choses...
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