Venir à un congrès du SPD n’est pas un événement anodin et le fait qu’il se tienne à Dresde non plus. Cette ville de Saxe donne un sens particulier au mot « reconstruction ». Celle qu’on appelait la « Florence de l’Elbe » a été détruite par les bombardements alliés pendant la Deuxième guerre mondiale, un événement savamment instrumentalisé par l’extrême droite des deux rives du Rhin d’ailleurs.
Autre symbole, alors que les Allemands ont célébré il y a quelques jours le vingtième anniversaire de la Chute du Mur de Berlin, c’est la première fois qu’un congrès du SPD se réunit dans cette ville de l’ex RDA depuis… 1871, date à laquelle s’était tenu le congrès fondateur du Parti social-démocrate des travailleurs allemands (SDAP) qui fusionna avec un autre parti pour former le SPD. Dans le Land de Saxe, le SPD est arrivé en troisième position derrière Die Linke, dont les cadres ici sont des anciens membres du SED, devenu le PDS après 1990, le Parti communiste est-allemand.
Ce discours se tenait dans une plénière (Plenum) où étaient réunis quelques centaines de délégués, dont la moyenne d’âge est assez élevée. La tribune est faite « à l’ancienne » où sur quatre ou cinq rangs, trônent les hiérarques du parti tous profils confondus. C’est là qu’on constate que le SPD ne se donne pas à voir comme on l’imagine. Modeste, presque austère. Aux abords, dans un hall d’exposition, les stands du PSE, des Jusos ou de fédérations locales jouxtent ceux d’EADS ou d’Audi qui vient exposer ses derniers modèles. D’ailleurs la brochure de présentation du congrès contient plusieurs pages de publicité. Le SPD a en effet des liens avec le monde de l’entreprise selon un mode de fonctionnement qui n’existe pas en France. C’est une autre culture, mais où l’on peut déceler l’importance de l’ancrage d’un parti dans l’ensemble de la société et au cœur des forces productives.

A l'occasion du conseil du Parti socialiste européen, trop court séjour à Sofia pour prendre le pouls de la Bulgarie. Mais assez pour voir un bout de l'enjeu de l'intégration communautaire des pays de cette partie de l'Europe.
Mais penser se déplacer d'une autre façon qu'en voiture est une belle utopie.
A propos du nègre marron...
Un aéroport parisien quand on part vers d’autres rivages… On
est déjà sur place. Un bout d’accent, une attitude, un regard complice ou
le côté « à l’aise » de tel ou tel… Après huit heures de vol, on est
ailleurs. Bien sûr, la mondialisation et la modernité font leur travail de sape
depuis des années. Sur la route qui relie l’aéroport du Lamentin à Fort-de-France,
les enseignes multinationales résistent comme elles peuvent à l’épreuve d’une
végétation luxuriante. Et à l’entrée du quartier de Sainte-Thérèse, où comme dans de plus en plus d'endroits de l'île, le trafic n'a rien à envier au Pont de Saint-Cloud, le M de MacDonald’s
trône, fier comme un major ( le nom local du fier à bras).
La temporada 2007, la saison de tauromachie, est bien avancée quand on se prépare à voir déferler les aficionados sur Mont-de-Marsan, Bayonne, Bézier, Arles ou Nîmes. Il y a eu Vic déjà avec le mauvais temps... L'intérêt de cette année, c'estt bien sûr, le retour du Biterrois Sébastien Castella après sa méchante blessure d'il y a quelques mois et la présence en lice du nouveau venu d'Arles, Mehdi Savalli. A quelques kilomètres d'Avignon et de son festival pour théatreux et de son cadre de riches - quand on pense qu'il faut payer pour voir le fameux pont sur lequel personne ne danse ! D'ailleurs, il est même pas fini ce pont - il y a la ville de Châteaurenard qui tient une féria. Au menu, corrida portugaise, novillada et corrida formelle avec celle année, Juan José Padilla (sur la photo ci-contre), Sánchez Vara et Mehdi Savalli.

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