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Thriller a 25 ans...

Thriller Et Michael Jackson 50 ans bientôt. Il faut bien se décider à reconnaître que quand le temps passe, les rides apparaissent et que les jeunes de nos jours ne "kiffent pas" comme nous devant la parade des morts-vivants de ce qui apparaissaient alors comme une innovation en matière de clip. Dans les années 80, dans la lointaine Martinique, la Jacksonmania a aussi déferlé telle un cyclone. Climat tropical oblige, peu de blousons rouges zippés de partout, mais on recopiait le style. Les chaussettes blanches avec les mocassins, sous des pantalons pas trop longs, c'était classe à l'époque. Un mélange d'années 50-60 et de cet esthétique "Michael Jackson" qui, bien qu'elle fut tout en fragilité, passait bien. Et au milieu des cravates en cuir obligatoires dans certains milieux branchés, la combinaison "pantalon noir en viscose, chemise rose, nœud pap rouge" pour faire comme dans Billie Jean, "c'était fait'" comme on disait.

On avait, oublié qu'il y avait eu une vie avant Thriller dans la carrière de Michael Jackson. Mais à une époque où tout le monde n'avait pas encore de magnétoscope - les JVC coûtaient 10 000 francs en 1982 - il n'y avait qu'une seule chaîne - FR3 Martinique, on devait se contenter des miettes. Pas MTV, mais les Enfants du rock. Pour nous, la musique noire passait par un filtre blanc.

Billie Jean, Beat it et Thriller furent les tubes les plus entendus, mais les connaisseurs savaient quand dans cet album il y avait d'autres perles car tant qu'on pouvait se targuer d'entendre encore une nouvelle chanson du phénomène, on était au septième ciel. Bien sûr, tout était légende, tout faisait partie du machin : enfant star avec les Jackson five, qu'on adorait parce que leurs coups afro et leur musique rappelait nos oncles et leur pattes d'ef, le "vlap" que portaient encore les "Haïtiens" que l'on moquait pour cela cruellement. On se doutait que son enfance lui avait échappé, mais on ne s'interrogeait pas ce que cela signifiait. Les excentricités comme la chirurgie esthétique ou le fameux accident sur le tournage de la pub Pepsi ou le mystère qui entourait la relation avec Diana Ross, tout cela fait de Michael, l'anti-homme, une icône, et cela marchait.

Il restait un héros noir pour nos qui commencions à saisir le monde. Ca ressortait plus que les acteurs noirs qu'on voyait dans les séries TV, d'Antonio Fargas à Gref Germain.

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Stax is Back

Stax_logo2 Quelle meilleure manière de fêter ses cinquante ans que celle qui consiste à connaître une seconde vie ? C'est ce qui arrive à la maison de disques Stax, basée à Memphis, Tennessee.

Rare sont les labels qui évoquent par leur nom seulement, l'idée qu'on peut acheter un disque les yeux fermés. Il y a Motown, Blue Note ou Sun, l'autre légende locale. c'est à peu près tout...

Le label Satellite créé en 1957 par la famille Stewart-Axton (qui devait donner le nom Stax, avait innonvé par le fait qu'en plein Sud, il faisait de la bonne musique sans s'occuper de la couleur. La ville de Memphis d'ailleurs montre bien encore aujourd'hui combien l'imbrication entre les Noirs et les Blancs, liée à l'histoire sociale et économique de la région faisait de la fin de la ségrégation, une perspective inéluctable.

Pour mémoire, Stax était avec Motown, l'autre grande maison de disques "noire". Plus crue et plus racée que le son Motown, le son Stax était le fruit de son cadre. La ville de Memphis était elle aussi une capitale, celle de la musique. Elle n'avait pas grand chose à envier à Nashville ou à la petite ville de Muscle Shoals dans l'Alabama qui a lié son nom aux meilleurs enregistrements d'Aretha Franklin ou Bob Dylan.

Dans cette ville cohabite une classe ouvrière et paysanne blanche et noire. Très croyante. Comme dans pas mal d'autres villes, les églises, on en trouve à coins de rue et même si tous adorent le même Dieu, il ne le font pas ensemble. Il y a aussi les lieux de perdition sur Beale Street où on joue le soir dans des endroits pas possible. Les juke joints. Où la musique est aussi bonne que la bouffe faite de pains de maïs, de black eyed peas, de patates douces ou queue de porc et autres ingrédients de la soul food...

Le blues, le jazz, le gospel cohabitent avec la country et ce mélange va donner dans les années 40 deux genres musicaux déterminant pour la musique de danse. Le rhythm and blues et le boogie woogie. Le rhythm and blues devient très vite la musique sur laquelle les Noirs dansent. Ils s'y identifient et la force qu'on y trouve, l'énergie rythmique, l'humour, le côté glauque aussi qui environne la création et l'expression de cette musique... Dans leur argot les mots soul (âme, manière d'être "noir") ou funky (amusant, déguelasse) apparaissent vite. Parce que la ferveur du gospel n'est jamais loin, cette musique devient aussi une musique de protestation et elle va témoigner des bouleversements politiques et sociaux qui touchent les Etats-Unis depuis les années 60.

Comme souvent, l'apogée fut atteint au tournant des années 70, mais dès le milieu de la nouvelle décennie, il fallut mettre la clé sous la porte.

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Ennio

Ce soir, à la 79e cérémonie des Oscar, une statuette d'honneur sera remise au compositeur et chef d'orchestre italien Ennio Morricone.

On a enfin admis que la musique de films pouvait être aussi grande que la "classique". Par ailleurs, certains thèmes sont devenus des classiques et ces changements, on les doit beaucoup à des compositeurs comme Morricone.

L'homme aux cinq cents films va avoir bientôt 80 ans. Avare d'entretiens, ce Romain a pourtant porté la musique de films au statut d'art à part entière. Comme si les films sans ces partitions n'étaient plus les mêmes.

La musique d'Ennio Morricone ? ce fut d'abord l'exploration sonore. Puisqu'on était dans les années soixante, tout était possible. Une guitare électrique sur un western par exemple. Très tôt sa marque de fabrique fut connue : une trompette de mariachi, des cordes en accord majeur, des vocalises féminines ou des choeurs d'hommes ou encore un homme qui siffle. Les mélodies sont connues.

Sa musique enveloppe tous les fims qu'il met en musique et il a réussi à ne pas se faire imiter. Certains compositeurs sont connus pour un film, un thème ou une œuvre. D'autres se copient, les troisièmes sont des génies...

Un héritage musical sans précédent

Le décès de James Brown clôt l’ère des pionniers du funk et de la soul, même si Isaac Hayes, Stevie Wonder ou Aretha Franklin se produisent encore. A l’heure où la musique n’est plus aussi inventive. Elle est devenue répétitive.

La France se passionne pour la Star Ac’ et les chanteurs superficiels et il semble fini le temps où elle était la deuxième patrie du jazz. La mort de James Brown, comme celle, il y a 15 ans, de Miles Davis constitue sans aucun doute un vrai tournant.

On peut trouver les paroles des chansons de soul plutôt terre à terre. Admettons que ce ne sont pas de grands moments de poésie. C’est que cette musique fut destinée à la danse et à l’expression de messages simples. Musique de l’âme, elle exprime simplement ce que nous vivons tous quotidiennement sans fioritures.

Le peuple noir, afro-américain a été déporté d’un continent à un autre et sa mémoire fut pour beaucoup effacée. Les civilisations africaines doivent beaucoup aux traditions orales. C’est donc par les sons et le rythme que se transmettent les messages et les héritages.

Ce que la plupart des gens ici garderont de James Brown c’est l’image d’un « entertainer » excessif dont la carrière se résume à « I feel good » et « Sex machine ». D’autres sauront que son répertoire est une mine à samples pour rappeurs.

James Brown fait partie de ces musiciens dont l’écoute du répertoire rend dérisoire presque tout le reste. Jetez toutes vos compils de « R’n’B », de « dance » et autres joyeusetés frappées du logo « vu à la télé » et jetez-vous sur les œuvres de Jackie Wilson, de Curtis Mayfield, de Ray Charles, de Donny Hathaway, de Stax, la Motown et bien sur James Brown. La vraie Star academy ce fut les églises, les « joints » et les studios de Memphis, de Detroit ou Nashville, le « chitlin circuit » où la couleur de peau n’attirait pas ceux qui étaient à la recherche de la nouvelle star, mais les cagoulards du KKK.

Le djeune au jean’s sans fesses qui porte un pantalon trop large – où la place est assez grande pour deux couches découvrira que jeune JB a trimé dans les champs de coton et a fait tous les boulots possibles avant de tenter sa chance.

Entre JB et Stéphanie il y a un monde…

Déjà à l’époque, on parlait de Rhythm and Blues, avant de réduire cette musique à des initiales – le « R’n’B » (arennbi), une version populaire du jazz et du blues exclusivement destinée à la danse et donc Louis Jordan fut l’inventeur dans les années 40 quand le Be Bop se voulait protestataire. Bien sûr, il fallait attendre que Bill Haley et Elvis Presley s’y collent pour qu’on le renomme Rock and Roll…

D’ailleurs, Elvis comme James Brown s’imposèrent au monde la même année, dans la même région. 1956 dans le Sud profond…

Le funk existait déjà dans les années 60. C’était un autre nom donné au Hard bop incarné notamment par Horace Silver dont le titre « Opus de funk » inaugure l’usage du mot. Dans l’argot de l’époque, « funky » veut dire « dégueulasse » et comme tout est aussi affaire de double sens et de sonorités, de « fuck » à « funk » il n’y a qu’un pas… de danse. Le hard bop fut la rénovation du Be Bop sous les auspices du gospel. On parlait aussi de « soul ». Jimmy Smith et son orgue ont laissé de beaux témoignages de cette musique. Les labels Blue note et Verve possèdent un prestigieux catalogue.

Le renouveau de la musique noire passe donc par l’église comme l’a exprimé Ray Charles au début des années 60. Mais là où le pianiste de Floride joue sur les harmonies, la fusion entre les couleurs, le sgenres et les instruments – l’usage du piano électrique, le boxeur d’Augusta reste dans les champs de coton dont la blancheur n’est qu’une illusion. Ce sera en effet la quête de l’épure. Le rythme et le blues. Un riff de saxophone solo aussi puissant que s’il y avait une batterie. Une ligne de basse tellement profonde qu’elle irrigue le tout. Quand à la batterie, qu’elle soit en polyrythmie ou non, elle va donner naissance avec la basse et les riffs de guitare à ce qu’on appelle le « groove » qui est à la soul ce que le « swing » est au jazz – une ambiance de rythme et de sonorités qu’on ne définit pas parce qu’on se contente de la vivre et de se laisser envahir par elle.

James Brown a touché à tout, mais il a excellé dans le funk. Une musique de nègre qui peut être hermétique. Des titres de 6 à 16 minutes, de multiples sessions auxquelles le personnel imprime sa marque, jamais la même, comme dans les autres formes du jazz. D’ailleurs, Fred Wesley, le tromboniste attitré a fait une belle carrière de jazz.

James Brown a en effet propulsé son groupe, les JB’s dans une carrière émaillée de beaux titres comme Pass the peas, Same beat ou Gimme some more.

Le funk et la soul, musiques protestaires, jams undergrounds ou impros sans pareil sont devenus l’âme de la musique noire à partir des années 60 à un point tel que les titres ou les chanteurs les plus connus ne sont pas forcément les meilleurs. D’ailleurs, les amateurs de ce qu’on appelle curieusement « rare groove » ne s’y sont pas trompés. Des inconnus ou oubliés ont refait surface à la faveur d’un disque comme Darondo ou Shuggie Otis, idem, pour Maceo Parker il y a quinze ans.

Bien sûr, ça marchait tellement bien qu’il y avait du fric facile à se faire avec. Les contrefaçons du funk ont eu le succès qu’on sait. Vous savez, le disco…

Le funk est une musique savante là où l’éclate et la fête dominent dans le disco et la techno, débilités simplistes que n’importe quel gamin peut composer sur la boîte à rythme de son synthé Bontempi.

La preuve ? On y revien toujours. Sam Philips avait lancé Elvis car il recherchait un blanc qui sonne comme on noir. Moroder a lancé Donna Summer parce qu’elle avait la tête de l’emploi. On se souvient aussi des impostures comme Black box ou Milli Vanilli.

Quand à James Brown, submergé par le disco, il a été samplé et resamplé. Il chantait « Brother Rap » en 1970 déjà…

Jamiroquai, Axelle Red et tant d’autres n’inventent plus, ils copient ou mieux, ils rendent hommage.

Une bonne heure de soul vaut toute les lignes de coke du monde… Et si Ségolène avait été fan de James Brown, peut-être que j’aurais été son premier supporter ☺

Au Panthéon des musiciens, il y a James Brown, Mozart, Duke Ellington et les Beatles…

James Brown is dead, but his Soul is still alive !!!

James_brownin_the_jungle_groove_b

L’autre jour c’était Ray Charles, ce Noël, ce fut James Brown… la soul music perd un à un ses parrains et ses pionniers et James Brown n’était pas le moindre…

On ne sait plus s’il est né en 1928 ou en 1933. Mais ce qui est sûr c’est que c’était à Augusta en Géorgie, il l’a assez dit dans ses chansons. Une enfance malheureuse comme c’était le lot quotidien du nègre dans le Sud des Etats-Unis. La débrouille, la délinquance, la boxe, la musique à l’église et le blues dans les tripots… En 1956, un premier succès, Please, please, please et le train démarre.

James Brown tourne avec les Famous flames enchaînant pendant dix ans avec King records les tubes de rhythm and blues.

En 1966, il enregistre It’s a man’s man’s world. Un succès planétaire qui constitue avec I feel good et Papa’s got a brand new bag ses grands classiques des années 60.

L’explosion vient de Cold sweat en 1967 dont le rhythme obsédant annonce le funk des années 70. Il fait un concert mémorable à l’Apollo theater à Harlem cette même année. En 1968, après l’assassinat de Martin Luther King, les ghettos sont en flammes. A Washington, James Brown paye de sa personne pour ramener le calme. En pleine période de protestation, il compose la chanson « Say it loud, I’m black and I proud ».

Le groupe de James Brown est alors déjà légendaire. Depuis 1965 sont passés les saxophonistes Alfred « Pee Wee » Ellis et Maceo Parker, le bassiste Williams « Bootsy » Collins, les batteurs Clyde Stubblefield et John « Jabo » Starks », le guitariste « Phelps » Collins, le tromboniste et chef d’orchestre Fred Wesley, le trompettiste St. Clair Pickney ou les chanteurs Bobby Byrd et Sweet Charles. C’est aussi une entreprise : des radios une maison de disque, des contrats en or avec Polydor, une rampe de lancement pour des chanteuses comme Marva Whitney et surtout Lynn Collins (le fameux « Think »). Tyrannique, il fait payer des amendes à ceux de ses musiciens qui font des fausses notes !

Le funk de James Brown devient une référence et un style à part. Il signe la musique de films de l’ère de la blaxploitation comme Black Caesar, Hell up in Harlem et Slaughter. James Brown fait partie du concert légendaire de Kinshasa qui accompagne en 1974 le combat Ali-Foreman.

La vague disco engloutit presque tout sur son passage et il faut attendre le film de John Landis, les Blues Brothers pour rendre un hommage appuyé au Godfather en soul qui fait une apparition sous la robe d’un révérend.

A partir des années 80, James Brown n’est plus le créateur d’une musique sans cesse renouvelée. Il fait tourner sa machine avec un show à l’américaine dont « Living in America » est l’expression la plus connue. Remis au goût du jour par les rappeurs, le son de James Brown régulièrement samplé est devenu une référence pour les connaisseurs.

L’avènement de la vague « Acid Jazz » et la notoriété de Maceo Parker qui se lance dans des tournées européennes à partir des années 90 redonne une nouvelle jeunesse au son de James Brown dont les nouveaux enregistrements restent néanmoins moins moins bons que ceux qui firent la légende.

Paradoxalement, James Brown n’est pas revenu aux sources comme Rufus Thomas ou Isaac Hayes à la fin de sa carrière.

Les cris, les pas de danse, la musique, s’il n’y avait pas eu James Brown, il n’y aurait pas eu la soul que nous connaissons aujourd’hui. De Michael Jackson à Prince, de Jamiroquai à Public Enemy, on a tous en nous quelque chose de JB…

Un peu de Soul dans ce monde de brutes !

Wattstax
Plus d'un an d'attente ! Le film du concert de 1972 sort enfin sur un écran parisien. Wattstax ! Alors pour les ignares et ceux qui croient que la Soul ça se résume aux Blues Brothers, allez voir ce film.

La maison de disque Stax était basée à Memphis et elle fut celle qui produisit la musique d'Otis Redding, Sam & Dave, Rufus Thomas, Isaac Hayes, la famille Staples entre autres. Distribués par Atlantic dans un premier temps, les disques Stax furent bientôt autonomes, mais ils ne résistèrent pas à la crise et aux aventures financières et il fallut mettre la clé sous la porte en 1975. Le bâtiment fut même détruit malheureusement. La soul de Stax était beaucoup plus rude que celle de Motown, plus calibrée pour un public varié.

C'est que le Sud n'était pas un paradis pour les Noirs et ça s'en ressentait dans la musique. Pour autant, la maison Stax fut un petit coin de ciel blues puisque Noirs et Blancs travaillaient ensemble. En l'occurence, le nom vient des fondateurs, blancs, de la maison de disque. Le groupe maison contenait des musiciens blancs qui ont connu leur deuxième heure de gloire avec la sortie du film The Blues Brothers au début des années 80.

Le concert de 1972 qu'on a facilement appelé le Woodstock soul se déroulait dans un contexte contrasté. Jamais la musique noire ne fut aussi créative. Imaginez ! Shaft au cinéma, Donny Hathaway, les Stylistics, Stevie Wonder, Sly Stone, Marvin Gaye, Aretha Frankin, Curtis Mayfield, Roy Ayers, Quincy Jones dans les bacs ! Que du bonheur ! Sur fond de crise, d'affirmation du Black Power malgré les coups de boutoir du FBI...

Le show de Rufus Thomas en bermuda rose chantant "Do the funky chicken" vaut le détour !

Soul !

A ce cri, James Brown chauffe les foules dans ces concerts. Et ça va continuer de chauffer dans les salles de cinéma avec la sortie en France le 23 février du film Ray avec Jamie Foxx dans le rôle du Genius. Après avoir interprété avec talent Drew Bundini Brown dans Ali de Michael Mann, l'acteur entre dans la peau du génial musicien qui nous a quitté cet été. Le projet date de dix ans et Ray Charles lui-même s'est beaucoup impliqué dans le tournage.

Européennes 2009 : c'est notre affaire !

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