Soul food !
Pendant mon voyage aux Etats-Unis, il a fallu manger. On parle beaucoup de la domination des habitudes alimentaires américaines, mais il ne faut pas confondre la junk food et la gastronomie américaine... Eh oui, ça existe ! Si ça fait branché ici d'américaniser les restaurants et les bars, aux States, comme on dit, c'est le contraire. "You've got to look french".
Le vin se vent au verre ou à la bouteille. On ne connaît pas le pichet.
La French mustard est jaune comme à Dijon, mais plus salée que piquante. D'ailleurs, les hot sauces ne sont pas très "hot" malgré l'annonce...
Dans Manhattan, on peut trouver des restaurants d'un genre spécial, par exemple, cubano-chinois. Excellent le mélange.
La greasy food ça existe bien sûr. Johnny Rockett's propose dans un cadre très dinners années 50, un hamburger incomparable... Arrosé de coca ou de Dr. Pepper - Je sais, ici, on n'aime pas trop... Pas étonnant que la santé en prenne un coup quand on jouit de la tradition des free refills. Il est d'usage souvent de servir de la boisson à volonté dans certains endroits.
Bien sûr, dans le sud, il fallait goûter à la Soul food, cette cuisine du sud, comme comme celle de notre "midi" est tout un poème. Là-bas, pas de magrets, de foies gras ou de confits, mais des ribs, ces côtes de porc ou d'agneaux au barbecue... Pains de maïs salés ou sucrés (corn bread), haricots noirs ou rouges, black eyed peas, patates douces, dinde rôtie...
Mais pour ceux qui se limiteraient à New York, il faut aller chez Sylvia, à Harlem et là, sur Lenox Avenue c'est le paradis...
Pas étonnant que dans certains de ses titres fleuves, James Brown égrenne les spécialités culinaires de son coin... (Pour ceux qui connaissent, la version de Make it funky sur l'album Revolution of the mind). Un vrai régal.

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