Il faut être sacrément tordu pour investir à la députation des gens comme Arno Klarseld ou Sylvie Noachovitch. L'un ne s'exprime jamais sur ses propositions ou il fait des déclarations qui le font passer pour un cynique ou un guignol. L'autre, telle une furie explique, d'après le Canard enchaîné qu'elle ne sera jamais comme DSK, une séductrice parce qu'à Sarcelles, il n'y a que des noirs et des arabes et que donc son mari peut dormir tranquille. Sur le blog de Versac, on peut voir cette vidéo:
Il faut avoir une belle dose de perversion pour invester des gens comme cela. Comment peut-on décemment penser que ces deux-là puissent représenter la nation ? Quelle humiliation absolue que d'imaginer leurs adversaires socialistes, Sandrine Mazetier et Dominique Strauss-Kahn, battus par eux ! Qu'on ne vienne plus nous parler de la prétendue "expertise citoyenne" qui veut que les gens soient intelligents. Ils ne le sont pas toujours...
[Mise à jour du 15 juin]
Pour ne pas en finir avec cette mediavocate, il ne faut pas dissocier l'UMP des candidats qu'elle investit et qu'elle soutient. On connaissait déjà Vanneste l'homophobe, Grosdidier l'islamophobe et Morano l'outrancière fausse blonde de Lorraine qui n'a rien d'une douce bergère de Domrémy. Il faut se demander comment on en e est arrivé là. Dominique Strauss-Kahn, notamment depuis qu'il a atomisé façon puzzle Hervé Gaymard lors d'un mémorable débat télévisé, était craint des dirigeants de droite et plus personne ne voulait débattre avec lui. La grande question était alors de savoir "qui" irait l'affronter sur la circonscription et lui disputer la députation. Pendant longtemps, il n'y a eu personne.
Finalement ce fut cette personnes sortie du petit écran. D'une de ces émissions imbéciles dont TF1 a le secret. Noachovitch quand elle parle des noirs et des arabes - propos rapportés ou de "Mamadou qui a arrêté de boire grâce à elle" ou du "sdf préféré" - propos vu à la télé, enfin, sur le web, ne fait rien d'autre que véhiculer les clichés racistes et une vision infantilisante de la politique. Elle copie visiblement Ségolène Royal en jouant la carte de la proximité, la douceur en moins. Il y a beaucoup de violence dans cette femme qui, dans le fait qu'elle dépolitise le débat, ouvre, à ses risques et périls, les vannes d'une dégradation du combat politique.
Comment les électeurs ont pu voter pour une personne pareil ? En tout cas, sur les "noirs et les arabes", elle ne sait pas ce qu'elle rate. Eux, ils savent ce qu'ils y gagnent et s'agissant des habitants du Val d'Oise, ils méritent mieux que cela. Il faut voter pour Dominique Strauss-Kahn sans hésiter.
Sur tous les murs de France et de Navarre, ce visage est celui de l'alternative. C'est Ségolène Royal, la candidate socialiste. On peut tergiverser sans fin, calculer à l'infini, prévoir les configurations "en cas de". Revenir aussi sur de vieilles querelles. La question qui est posée est simple : quelle président pour la France ?
Sans le dire, l'affiche de campagne de Ségolène Royal le suggère avec cette pose qui semble rappeler une gravure connue de quelques initiés de Louise Michel. Elle est née un 29 mai, comme ce clivage qui a plombé la gauche et dont on paye aujourd'hui, y compris à l'extrême gauche, le prix. En 1830, quand, les trois glorieuses ont accouché d'une récupération de la contestation de la Restauration par la bourgeoisie pour imposer la monarchie de juillet. Un geste inutile puisque cela ne fit de 1830 que la répétition générale de 1848 !
Parmi les questions fondamentales d'avant le vote, les questions qui doivent aider à prendre la décision, il y en a une qui compte. Veut-on encore de la droite au pouvoir pour les cinq ans qui viennent. Veut-on encore que ceux qui sont au gouvernement, qui ont opéré une attaque en règle du droit du travail, du droit de grève, des libertés syndicales parfois demeurent encore aux responsabilités ? Il est toujours de bon ton de chercher à brouiller les clivages, de dire que finalement l'affirmation des uns est un conservatisme et qu'il ne faut se reposer que sur les bonnes volontés. Mais il y a toujours deux manières de voir la société. Soit on considère que rien ne peut ni ne doit changer au nom d'un ordre naturel des choses, soit on considère que les individus peuvent collectivement rendre le monde plus juste...
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