Depuis le 30 octobre, le dépôt des candidatures est clos. A la date du 25 novembre, les listes devaient être communiquées aux militants avant le vote dans les sections le 3 décembre prochain. A Paris,la liste comporte 44 noms. Elle est paritaire et elle doit représenter les meilleurs talents, les gens d'expérience et le sang neuf.
Il fallait faire une liste pour les gens, pas pour les courants, même s'il fallait aussi représenter la diversité des sensibilités du PS. On y arrive. Après les négociations, je figure donc sur cette liste qui doit encore être votée par les militants la semaine prochaine en position de charnière, c'est-à-dire dans une situation moins assurée que les camarades et amis placés avant moi dans l'ordre. J'aime bien ce mot de charnière car il évoque la clé qui fait fonctionner une bonne équipe de rugby. Comme le chiffre annoncé pour le nombre d'élus PS à Paris est 15, ça me va. Mais il faut qu'il y en ait autant que possible. Les socialistes mériteront ce que les électeurs décideront...
La charnière, cette paire "demi de mêlée, demi d'ouverture" qui permet de faire progresser son équipe. Dans une campagne des régionales qui se déroulera pendant un Tournois des six nations que notre XV national devra gagner, on ne manquera pas d'inspiration. Et les symboles sont là pour faire comprendre l'enjeu : le dernier match, la veille du second tour c'est France - Angleterre à domicile...
Mais si la campagne peut être sportive, ce sera un vrai combat. C'est la réalité de l'égalité et de la justice, des opportunités et du dynamisme dans notre région qui sont en jeu. Les uns tentent de lester leur liste avec des ministres qui n'ont pas de temps à consacrer à l'Ile-de-France, les autres refont le coup du casting pour allécher les électeurs. Ce qui va compter c'est moins l'affiche que le boulot à réaliser. Ca commence avec une campagne d'Ile-de-France sans concession.
Alors je nous dis comme monsieur Couderc, " allez les petits ! "

Sur tous les murs de France et de Navarre, ce visage est celui de l'alternative. C'est Ségolène Royal, la candidate socialiste. On peut tergiverser sans fin, calculer à l'infini, prévoir les configurations "en cas de". Revenir aussi sur de vieilles querelles. La question qui est posée est simple : quelle président pour la France ?
Sans le dire, l'affiche de campagne de Ségolène Royal le suggère avec cette pose qui semble rappeler une gravure connue de quelques initiés de Louise Michel. Elle est née un 29 mai, comme ce clivage qui a plombé la gauche et dont on paye aujourd'hui, y compris à l'extrême gauche, le prix. En 1830, quand, les trois glorieuses ont accouché d'une récupération de la contestation de la Restauration par la bourgeoisie pour imposer la monarchie de juillet. Un geste inutile puisque cela ne fit de 1830 que la répétition générale de 1848 !
Parmi les questions fondamentales d'avant le vote, les questions qui doivent aider à prendre la décision, il y en a une qui compte. Veut-on encore de la droite au pouvoir pour les cinq ans qui viennent. Veut-on encore que ceux qui sont au gouvernement, qui ont opéré une attaque en règle du droit du travail, du droit de grève, des libertés syndicales parfois demeurent encore aux responsabilités ? Il est toujours de bon ton de chercher à brouiller les clivages, de dire que finalement l'affirmation des uns est un conservatisme et qu'il ne faut se reposer que sur les bonnes volontés. Mais il y a toujours deux manières de voir la société. Soit on considère que rien ne peut ni ne doit changer au nom d'un ordre naturel des choses, soit on considère que les individus peuvent collectivement rendre le monde plus juste...
Les commentaires récents