Il y a quelques jours, je suis passé à côté de la rue de la Planche. Beaucoup de souvenirs sont alors remontés… Et puis ce matin, le choc brutal. Ce genre de nouvelle irréelle qui n’a aucun sens.
Olivier Ferrand décédé à 42 ans. Il faut se le répéter pour commencer à réaliser. On s’était vu il y a dix jours lors du Conseil national du PS suivant les législatives. On s’était embrassé. On plaisantait. Pas loin il y avait Gilles Finchelstein, Christophe Borgel…
Je pense à sa femme et à sa fille. De nombreux souvenirs remontent.
Pour nous qui sommes ou avons été strauss-kahniens, c’est un choc extrêmement brutal. Un des nôtres n’est plus, non pas politiquement, mais il est plus tout court. Trop jeune, trop vite… Pour les socialistes du 3e arrondissement, ceux des Bouches du Rhône, toute cette génération d’intellectuels, de jeunes qui prenaient au sérieux le projet de renouveler les idées de la gauche, ceux qui étaient de fervents militants de la social-démocratie européenne…
On ne compte plus les heures passées avec DSK, les deux Anne, Ramzi, Evelyne, la ruche de militants, David, Cédric, Thomas, Emily, Sébastien, Ismaël, Stan, Adam, Damien, Mathias, Benjamin, Lionel, Sandra... On ne se souvient plus du nombre des réunions, des déplacements pour « AG2E »…
Par les positions assumées de Terra nova, il a poussé la gauche au débat. Par son éternelle jeunesse, son aisance, son flegme, il incarnait l’optimisme d’une gauche qui doit regarder les problèmes et l’avenir en face…
Un débatteur brillant, un des artisans des primaires…
Merci pour ce que tu as apporté à la gauche, on avait encore besoin de toi ! Nos victoires te doivent quelque chose. Adieu.

Même sentiment. Quelle cruauté...
Rédigé par : Thomas | 30 juin 2012 à 13:57
La Planche...et puis il y a eu le vote d'investiture de 2006. Puis tout s'est effrité...
Rédigé par : akli | 03 juillet 2012 à 15:17