La gauche et la droite n'ont décidément pas la même vision de ces élections régionales. Pour la gauche, il s'agit de poursuivre les réformes au niveau local et de constituer un rempart contre le désengagement de l'Etat. Pour la droite, un seul mot : "reconquête". Normal de leur point de vue. Mais ce qui frappe c'est la manière dont ils s'y prennent. Les têtes de liste régionales auront été désignée quasiment un an avant le vote, mais les listes ne sont pas encore bouclées. D'ores et déjà, il y a une forte prime au cumul.
En effet, plusieurs membres du gouvernement sont en lice comme par exemple, en Ile-de-FRance la chef de file, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, qui a reçu cette semaine, de la part de l'Unef, le "prix
de la destruction".
Alors que le logement étudiant est toujours un enjeu pour des milliers de jeunes et leur famille, Pécresse restera dans l'histoire la ministre de
l'Enseignement supérieur qui a vu le plus grand nombre de chambres
détruites sous son mandat, puisqu'un peu plus d'un demi millier de chambres à la cité U d'Antony
(Hauts-de-Seine), chez Devedjian, sont promise à la destruction.
La chose se passant dans le XXe arrondissement de Paris, celui du Mur des Fédérés. La section socialiste du XXe vient de se donner le beau nom de "Commune de Paris". Raison de plus pour qu'on ne laisse pas l'Ile-de-France à une "Versaillaise"...
Valérie Pécresse a promis de faire campagne "le soir et le week-end". Si elle n'est pas candidate à plein temps, comment pourra-t-elle faire de l'Ile-de-France une priorité ?
A Paris, c'est la ministre de l'environnement qui mènera campagne. Belle manière d'instrumentaliser les questions écologiques et de tenter de faire la nique aux Verts. Aura-t-elle, elle aussi, le temps ?
Les annonces de réforme territoriale sont là pour tenter de vider les élections de mars prochain de leur importance. C'est comme pour l'identité nationale. La ficelle est grosse, mais personne n'est dupe.

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