A entendre les critiques de tout le monde, j'en viens à me poser cette question. Le PS est-il "rénovable" ? Il est tellement fréquent d'entendre les complaintes et les insatisfactions de "observateurs" qu'il faut être bien malhonnête pour ne pas reconnaître qu'en plus des critiques légitimes, de gens déçus ou insatisfaits, il y a aussi des comportements masochistes et d'enfants gâtés, consommateurs râleurs et zappeurs de la politique. Car il faut l'avouer, il n'y a pas d'un côté le cimetière des éléphants rue de Solférino et "les vrais gens qui eux ont tout compris". Les vrais gens, en l'occurence, on voté pour Sarkozy en 2007, pour la gauche en 2008 et pour Cohn-Bendit parfois en 2009. En vérité, il est difficile de faire de la politique avec des idées durables dans une société de consommation immédiate.
Pour l'avoir souvent écrit ici, je sais bien aussi que le problème ne vient pas que d'un électorat stratège ou capricieux. Il vient d'une déconnexion très dommageable pour la démocratie entre lui et les partis politiques - ces derniers s'en remettant bien souvent aux médias pour faire passer leur message ou valoriser leur image. Or les médias sont eux aussi devenus des acteurs politiques à part entière - dictant ou inspirant - les comportements et définissant castings et scénarios, toujours en quête d'une "happy end" qui ne vient pas toujours comme prévu.
Le PS, s'il n'est pas rénovable, mourra de sa belle mort, mais pas tant que des élus bénéficieront de sa force propulsive. D'ici là, l'Histoire a de belles pages blanches devant elle. Aux militants de les écrire. Ils sont mieux placés que d'autres...
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