Puisqu'il faut aller à l'essentiel, voici ce qu'il faut retenir en ces dernières heures de vote.
L'UMP fait dans le service minimum. Lamassoure, député européen sortant fixe l'importance du vote de dimanche car pour lui, il s'agit d'une élection « qui n’aura que peu d’influence sur le gouvernement de l’Union qu’est la Commission ». Pas étonnant que ça ne mobilise pas les foules. La droite à intérêt au statut quo car elle y verra un signe pour aller plus loin dans sa politique de casse. D'ores et déjà, il est évident que des heures sombres attendent les partisans de la justice sociale et de l'égalité.
Le Modem a montré sa véritable nature dans cette élection. L'obsession présidentielle de Bayrou absorbe tout. Ca, plus son antisarkozysme ne font pas un programme politique pour l'Europe d'autant plus qu'il a du mal à masquer la contradiction qui existe entre sa prétention progressiste ici et son action conservatrice là bas. Les députés européens du Modem sont les alliés naturels de la droite et même quand la gauche propose des directives progressistes, ils votent contre.
Les Verts ont fait une campagne "sympa", mais ils n'ont su masquer l'ambiguïté de leur positionnement. Entre libéralisme et centre gauche, altermondialisme et opportunisme, l'écologie politique par temps de crise, ne fait pas recette...
Restent les autres listes. Elles bénéficient du scrutin à la proportionnelle et de la dispersion de voix qu'il entraîne, mais elles ne conduisent qu'à l'impuissance car si on veut changer de majorité, il faut choisir les listes les plus à même de le faire, à l'échelle de l'Europe. La résistance, le vote "non" ne construisent pas.
Voilà pourquoi toutes ces listes ne sont pas à la hauteur du projet des socialistes qui est porté par tous les sociaux-démocrates d'Europe. Pour changer de politique en Europe, il faut changer de majorité et pour changer de majorité, il faut voter pour les listes socialistes. Massivement, dimanche.

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