Moment of truth
La tendance du vote de ce soir - 43 % pour Royal, 35 pour Aubry et 25 pour Hamon sur une base de 3 % de hausse dans la participation démontre que les socialistes n'ont pas perdu leurs mauvaises manières. Les 25 % récoltés par la motion Delanoë-Hollande ne se sont pas tous reportés sur Martine Aubry. Dans la semaine, plusieurs amis du Maire de Paris avaient pris leurs distances avec le choix de Bertrand de soutenir Martine.
Comment expliquer cela ? D'abord des comportements sectaires et bougons de personnes qui font passer leurs vexations, réserves et états d'âmes avant la politique, ensuite, le fait qu'ici et là, plusieurs ont le souci des équilibres et que la netteté du résultat créerait une situation insuffisamment ambiguë pour qu'ils continuent à grenouiller car il ne faut pas insulter l'avenir.
On fustige le vieux parti, mais dans les dirigeants plutôt jeunes, il y a beaucoup de gens totalement cyniques, sans convictions et opportunistes au moins de faire sauter tous les verrous moraux. Je continue de voir derrière la silhouette de Ségolène, la figure de Frêche et des tontons flingueurs du sud de la France avec leurs méthodes de voyous et qui jouissent d'une impunité totale.
Si on veut que le PS soit efficace, il faut en effet une majorité claire. Aujourd'hui, elle est à construire puisque sur la base des votes, elle semble introuvable. On verra si les socialistes sont capables de cela.
Pour Ségolène Royal, c'est aussi l'occasion pour elle de choisir de s'investir dans le parti qu'elle a voulu conquérir. Les militants ne comprendraient pas qu'elle reste en dehors. Pour Martine Aubry, il faudra résister à la guerre d'usure que ne manqueront pas de lui mener ceux qui prétendront parler au nom de ceux qui n'ont pas voté pour elle... Ce ne sera pas facile. Il faudra s'imposer.
D'ici ce soir, continuons la mobilisation.
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