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« Episode 5 : Quelques réponses dans le débat actuel | Accueil | Deux ou trois choses vues d'Amérique »

Quand Dominique Strauss-Kahn a rendez-vous avec l'Histoire...

La rareté de la parole lui confère un statut particulier au-dessus de la mêlée. Là où d’autres, dans la majorité de droite sont pris au piège des contradictions de leur idéologie et où dans l’opposition de gauche, on constate la justesse des thèses social-démocrates concernant l’économie de marché. Mais on ne peut simplement dire « c’est nous qui avions raison », car pour le moment, les socialistes ne sont aux commandes de rien. Nous ne sommes pas à la veille d’élections majeures dont nous pourrions tirer un quelconque bénéfice. Il n’y a qu’un homme de gauche qui soit en mesure de marquer quelques points pour plus tard.

Dominique Strauss-Kahn, en charge du Fonds monétaire international depuis un an bientôt se retrouve dans un de ces moments où ce sont les circonstances qui font les grands hommes.

Pour nous qui étions ses partisans les plus convaincus depuis plusieurs années, notre volonté était qu’il réussisse au FMI et nous souhaitions son retour dans la vie politique française.

Un socialiste au FMI, voilà qui hérissait la gauche radicale pour qui le FMI et l’OMC étaient par nature les symboles honnis du libéralisme économique. Dans les textes des socialistes, on disait sans aller beaucoup plus loin parfois, on écrivait qu’il fallait « démocratiser les institutions internationales » et « réguler le capitalisme ».

Le FMI, fort de ses 185 pays s’est retrouvé confronté à une crise financière, une crise du système et une crise de confiance dans le système dont on ne trouve aucune comparaison valable dans l’Histoire si ce n’est, et ce n’est pas mince, la Grande dépression de 1929 et des années qui suivirent. Si certains découvrent que ce que disait la gauche n’était pas de l’incantation ou la démonstration qu’elle était archaïque, voilà, par un curieux effet de hasard, que ce FMI a à sa tête un homme de gauche. Voilà donc le moment de montrer que la gauche peut changer le cours des choses, qu’elle peut inspirer des politiques de sécurité économique et de justice sociale. Pas seulement pour réparer, soigner ou guérir, mais, pour, à l’avenir, mieux nourrir l’économie de marché en introduisant de nouvelles règles.

En effet, la crise actuelle n’est pas le fruit du hasard, un accident de parcours, « la faute à pas de chance ». C’est la conséquence des folies accumulées dans un système qui s’est illusionné lui-même après avoir tout fait pour illusionner les gens. On spécule sur un argent qui n’est pas à soi et qui parfois n’existe pas. Dans ce jeu mondial, « au bout du bout », ce sont les économies des nations et donc le fruit du travail des peuples qui sont en danger. Il y a peu, on parlait des parachutes dorés, ces indemnités de départ, en réalité de licenciement, des patrons. Si on prend le cas de Pierre Bilger, ex pdg d’Alstom en 2003 avec 4,1 millions d’euros, eh bien une telle somme permettrait à un employé licencié touchant 1500 euros de vivre pendant… 227 ans ! Depuis, il y a eu des sommes encore plus fortes. Mais ces parachutes pour quelques uns, se sont mis en torche pour l’essentiel de l’économie mondiale.

Comme le dit Dominique, rien ne serait pire qu’une fois la crise passée, on oublie tout et l’on passe à autre chose. C’est d’ailleurs ce qu’il risque d’arrive. Mais il faut apprendre, une fois encore, de l’Histoire. Quand les nations sont incapables de résoudre une crise de telle nature, elles en pâtissent et sur le plan politique, si les peuples sont convaincus que la gauche aurait été aussi impuissante que la droite, ils se tournent alors vers les extrêmes.

Voilà pourquoi reporter le congrès de Reims est aussi stupide que parler « d’union nationale » car c’est démontrer que les socialistes n’ont rien à dire au pays dans ce moment où l’agitation de Sarkozy montrera plus que jamais ses limites. C’est le moment où l’Europe doit travailler ensemble, mais Sarkozy par son style n’inspire pas confiance et au lieu de stimuler la confiance des Etats-membres, il n’inspire que de la défiance et le recours au vieux réflexe du repli national – chacun reprend ses billes – C’est dire si l’Europe économique, pilier pourtant le plus abouti de la construction européenne pourtant, est faible.

Dans la crise du capitalisme, il faut une réponse de gauche. Mais même si elle vient de Washington, ô ironie suprême, elle sera incomplète si des socialistes européens notamment ne monte pas un autre chemin. C’est aussi en étant à ce rendez-vous là qu’on pourra efficacement changer à gauche.

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sauf que c'est paul Krugman qui est prix nobel d'économie 2008;allez donc faire un tour sur le site de Courrier International ;rien que les titres et les chapeaux de ses articles valent le détour.où l'on voit également que certains socialistes n'ont plus ce genre de lecture.Krugman Président!

je suis d'accord avec vous mr kanuty ,voila pourquoi je penses qu'il faut changer le ps ,la gauche , la france, je soutiens a fond maintenant mme martine aubry , je penses qu'elle va gagner et s'imposer en france : la pyramide d'age , une vision et une reponse de gauche


http://normandie.france3.fr/info/47433099-fr.php

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