Les lapsus et l'apport de Jospin
Excellent intervention de Lionel Jospin lors de l'atelier sur les stratégies des sociaux-démocrates en Europe. Brillante comme d'habitudes. Quelques lapsus dès qu'il faut prononcer "PCI" ou "PSE"... Plus sérieusement, il intervenait au titre du groupe de travail commandé par Poul Nyrup Rasmussen qui doit réfléchir sur la social-démocratie européenne. Ce groupe est composé de dirigeants historiques comme Neil Kinnock, Piero Fassino, Goran Persson, Lazslo Kovacs. Il a évoqué les questions de stratégies et d'alliance. Pour lui, en France, les alliances à gauche sont là comme pour conjurer le Congrès de Tours, les compromissions de la SFIO avec la droite sous la Quatrième république.
Dans les années 70, toute la social-démocratie européenne était contre l’alliance des socialistes français avec les communistes, mais aucune décision de défiance n’a jamais été prise. Il n’y a donc pas de raison de dire quoi que ce soit au SPD. Il y a une souveraineté de l’organisation des partis politiques. Donc "poupougne" à l'égard des Italiens...
Lionel a noté au passage que si on est passé du « Parti des socialistes européens » au « Parti socialiste européen », alors que nous avons eu un « débat » pour savoir si nous étions « sociaux-démocrates », les travaillistes ou les sociaux-démocrates n’ont pas d’états d’âme à appartenir à un parti « socialiste ».
Parmi les questions stratégiques, il en est une d’importance aujourd’hui : comment échapper à l’effet sandwich – cette situation où la concurrence électorale existe aussi bien à droite que sur la gauche qui fait que les sociaux-démocrates sont grignotés des deux côtés ?
A l’évidence, la solution est programmatique. Le monde change, il faut le prendre en compte, sans le subir. Parmi ces nouvelles réalités, celle d’une hypertrophie du capitalisme financier par rapport à l’économie réelle.
Il faut définir une nouvelle cohérence. Il faut sortir du piège institutionnel. La remobilisation passe par l’Europe des projets, la définition d’un projet de civilisation. Le rassemblement de la gauche a permis la renaissance du PS. La question des alliances nécessite d’être tranchée de manière politique et non entre les deux tours d’une élection présidentielle…
La paresse d'une certaine presse
Comment tirer le portrait de quelqu'un ? Bonne question. Pour la deuxième fois, Jean-Christophe Cambadélis faisait l'objet du portrait de la quatrième de couverture de Libération. Comme il joue un rôle non négligeable dans la période, être trop gentil aurait donné le sentiment d'un soutien. Alors Libé a fait dans le classique : coups de canifs pour conforter les réticences ou en susciter de nouvelles. Tout est une question d'angle. Les raisons, on n'ose pas le demander...
Dans la série des coups de canif, Asko n'a pas été tendre dans le JDD, avec son titre "l'enterrement du fossoyeur" en parlant de François Hollande. Portrait cruel qui tombe mal, le discours de La Rochelle était la première des dernières fois pour le premier secrétaire du PS. Le bilan est connu, l'évoquer c'est focaliser sur un homme une situation à laquelle tous ont contribué, parfois contraints, parfois consentants. Ce fut le tour de force d'Hollande d'avoir obtenu de gens qu'il pouvait craindre, qu'ils s'impuissantent eux-même.
Delanoë mouille la chemise
Il ne restait que la poche de sèche. Bertrand suait dans sa réunion normal il faisait chaud. Une chaleur compensée par une rumeur, l'annonce d'un soutien et d'un ralliement : Hollande et... Mélenchon. On attend d'en savoir plus si c'est vrai.
Epilogue
Espérons qu'en fait, on était encore en vacances à La Rochelle et que, les bronzages disparaissant, tout le monde reprendra ses esprits.

je suis heureux du soutien que nous apportons a madame aubry car il faut redonner de l'epaisseur à la politique , elle est a nos yeux une vraie femme politique et qui veut donner un contenu à la gauche , les presidentielles c'est dans 4 ans alors que le ps doit travailler à repondre aux problemes des francaises et francais, pour cela nous avons besoin de tout le monde,nous ne comprendrons jamais ceux qui parlent de decerner des medailles au dalai lama, etc ---, qui refusent de travailler avec des socialistes , par contre ils veulent travailler avec sarkozy et bayrou , heureusement que mme aubry, cambadelis , leguen, huchon;arnaud,ont bien compris le PROBLEME . Et leur reponse est la bonne comme le dit si bien mme aubry , et si on se retrouvait ensemble. etc--- aile droite et aile gauche du ps ,nous produirons un bon projet , nous rassemblerons la gauche et battrons bayrou
Rédigé par: patrick | 01 septembre 2008 à 10:08
Ce que j'aime chez Jospin, c'est sa rigueur d'esprit mais dans l'affaire si le PSE est bien passé en français du stade de "Parti des socialistes européens" à "Parti socialiste européen", en revanche en allemand ou en suédois, il a toujours été "social-démocrate" et garder en anglais sa connotation plate-forme de partis puisqu'il s'intitule encore aujourd'hui "Party of European socialists".
Plus largement, ce qui est regrettable, c'est que les socialistes européens ont les yeux braqués sur l'élection du 4 novembre aux Etats-Unis alors qu'il y a tant à faire sur notre propre continent avec pas moins de 5 élections législatives !
Pas la peine de pleurer le temps où nous étions 13 gouvernements sur 15 à majorité ou à participation socialistes si nous ne nous donnons pas les moyens de renouer avec une majorité progressiste en Europe.
Et pour cela, il faut tout faire pour faire gagner le SD, le SPÖ, le CSSD, le LSDP, le PSD d'ici la fin novembre.
Rédigé par: chourka | 01 septembre 2008 à 12:57