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La convention démocrate : Denver '08

La 45e Convention démocrate qui a débuté hier à Denver, Colorado du 25 au 27 août est un événement statutaire du Parti démocrate puisqu’elle investit le candidat à l’élection présidentielle du 4 novembre prochain.

Elle précède de quelques jours la Convention républicaine qui se tiendra début septembre à Minneapolis-Saint-Paul dans le Minnesota.

C’est la deuxième fois que cette grande ville de l’Ouest accueille une Convention démocrate – la première fois, c’était en 1908 – c’est un signe à l’égard d’une région du pays, traditionnellement conservatrice, dans laquelle les démocrates ont entamé une percée.

Depuis plusieurs mois maintenant, la course de fond qui a passionné les médias des deux côtés de l’Atlantique s’est terminée. L’Obamania est devenu un fait politique avec la victoire du sénateur de l’Illinois acquise avant la Convention dans laquelle les délégués des Etats auraient ajouté leurs voix à celles des superdélégués dans un calcul très complexe et dont l’issue semblait incertaine lorsqu’Hillary Clinton était encore dans la course. Il semblait en effet qu’on s’acheminait schématiquement vers un rapport de force entre l’appareil du parti, largement acquis aux Clinton et « la base » plutôt en faveur d’Obama.

Obama devait donc franchir une deuxième étape, choisir un colistier. Ce choix, tardif a eu lieu de manière un peu brouillonne avec l’annonce par la presse samedi dernier de la désignation de Joe Biden, éphémère candidat à l’investiture. Le sénateur du Delaware est, selon l’aveu même de Condoleeza Rice « un excellent homme d’Etat et un patriote ». Spécialiste reconnu des relations internationales, il apporte une compétence et une expérience qui à son importance à l’égard de McCain dans un pays confronté à la guerre en Irak, la cris au Proche-Orient et qui a vu éclater une nouvelle guerre dans le Caucase, qui implique la Russie – mais, comme souvent, les électeurs se détermineront essentiellement sur les questions intérieures, dominées par la crise économique.

La Convention de Denver devait aussi remettre en selle un candidat « malmené » par les sondages. L’Obamania devait bien finir un jour pour laisser la candidature de McCain apparaître comme elle est : une candidature sérieuse, celle d’un homme qui a été le « challenger » de Bush en 2004 et donc les positions politiques l’ont même conduit à être envisagé comme un colistier de son ami Kerry cette année-là. Bref, les Républicains ont une chance sérieuse de rester à la Maison Blanche avec le sénateur de l’Arizona. Même si c’est le candidat le plus âgé de l’Histoire des élections présidentielles américaines.

Si la Convention de Denver est désormais « dépouillée » de tout suspense quant au nom du vainqueur de l’investiture, elle demeure un temps important pour relancer la machine, donner le coup d’envoi symbolique d’une campagne qui a déjà commencé. Gros événement médiatique, elle attire plusieurs dizaines de milliers de délégués et d’invités. Cette année, elle a un caractère d’autant plus historique que la journée d’hier a vu la dernière apparition de Ted Kennedy à un événement de ce genre. Elle doit permettre de lever les hypothèques sur « la division du Parti démocrate ». Le discours attendu de Barack Obama, mercredi sera tout aussi historique que celui de la Convention de 2004 qui l’avait propulsé sur le devant de la scène. Il devra démontrer que par-delà, l’espoir qu’il a soulevé, il peut produire une offre politique conséquente, en phase avec les attentes de l’électorat.

Le Parti socialiste n’a pas été indifférent à cette campagne. Car elle fait image autant pour sa démesure sur le plan des moyens et de la communication, son professionnalisme sur le plan de la presse, que sur la construction d’un candidat, Barack Obama, encore inconnu il y a 4 ans et éloigné de l’appareil du Parti démocrate. La victoire aux élections de mi-terms en 2006 et le dynamisme des primaires où John Edwards et Hillary Clinton ont brillé par leur talent a incontestablemet réveillé le Parti démocrate. Je ne crois pas à la défection de ceux qui auraient préféré la sénatrice de New York. J'attends de voir par contre comment vas s'articuler la convergence en faveur du candidat démocrate.

Un commentaire de mon obami Jean-François Bonnabel.

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Salut Pierrre,

pour revoir les moments forts de la convention, le site de ré-so s'est mis à l'heure américaine

http://www.re-so.net/spip.php?rubrique178

A demain

Dies ist ein großer Ort. Ich möchte hier noch einmal.

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