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« 21 conditions... | Accueil | Problèmes d’aujourd’hui en Martinique… »

Sur la tombe du poète…

Il y a quelques jours, j’ai vu la tombe d’Aimé Césaire. Elle est comme la Martinique, couverte de fleurs – Madinina, l’autre nom de l’île signifie « l’île aux fleurs ». Le chemin jusqu’au lieu où il est inhumé est balisé de balisiers, la fleur symbole du PPM, le parti politique qu’il a fondé.

Le pays vibre encore de cette disparition, un peu comme si cela représentait un de ces soubresauts de la Montagne Pelée, peu avant 1902. A l’époque, personne ne voulait voir ou savoir. Peut-être est-ce aussi un petit balan comme on dit chez nous, un bon en avant vers un nouveau siècle pour ces îles de France éparpillées entre autonomie, assimilation, affirmation, autoflagellation… Une litanie sans fin.

Hier j’ai vu la tombe d’Aimé Césaire. Elle est comme la Martinique, couverte de fleurs – Madinina, l’autre nom de l’île signifie « l’île aux fleurs ». Le chemin jusqu’au lieu où il est inhumé est balisé de balisiers, la fleur symbole du PPM, le parti politique qu’il a fondé.

Le pays vibre encore de cette disparition, un peu comme si cela représentait un de ces soubresauts de la Montagne Pelée, peu avant 1902. A l’époque, personne ne voulait voir ou savoir. Peut-être est-ce aussi un petit balan comme on dit chez nous, un bon en avant vers un nouveau siècle pour ces îles de France éparpillées entre autonomie, assimilation, affirmation, autoflagellation… Une litanie sans fin.

La Martinique d’aujourd’hui prend de plein fouet la mondialisation, mais elle est trop petite pour y survivre, même à coup de subventions bruxelloises. L’accroissement constant de la population conduit à toujours plus d’embouteillages – imaginer un fonctionnement « moderne » des transports en commun est un belle utopie. Une hyperactivité diurne, mais une curieuse atonie nocturne se mêlent pour peuples nos jours et nos nuits qui tombent comme certaines pluies tropicales, d’un seul coup. Dans nos nuits sans crépuscules, le chant des bestioles rythme jusqu’à l’aube un silence assez éloigné de nos villes qui ne dorment jamais. Jusqu’à ce que les coqs prennent le relais. C’est le matin, le moment du « pipiri chantant », le jour est ouvert et les choses recommencent.

Césaire mort, c’est d’un pas encore mal assuré qu’on avancera. Mais le muscle se développera.

On a un peu parlé, entre un sujet sur la traduction d’Astérix en créole et les célébrations pour l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe (le 27 avril), du vingtième anniversaire de la fin de la crise néo-calédonienne. Ici, on avait vécu en totale solidarité avec la Kanakie, anxieux de voir comment les choses pourraient évoluer de la même manière. Reclus dans sa maison de maître, Bernard Pons, l’ancien ministre RPR de l’époque, baron du gaullisme de papa a pris sa retraite dans notre île. Notre générosité nous perdra !

Mai arrive avec sa mémoire blessée. A Setif comme à Saint-Pierre, le « 8 mai » sera contrarié par un autre souvenir. Sous cette latitude, c’est le jour où la Montagne Pelée s’est réveillée en 1902. Un peu plus tard, on se souviendra de l’esclavage et on en fêtera l’abolition.

Nous sommes tous rentrés dans l’Histoire à coups de fouets…

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