Tout commence !
D’ici quelques jours, le conseil national du Parti socialiste donnera le coup d’envoi de son 75e congrès. On n’en connaît pas encore le lieu, mais il est acquis qu’il aura lieu dans une ville récemment gagnée par la gauche. La direction refusera les airs de déjà vu comme Metz ou Pau.
Lieu de convergence, point d’arrivée et de départ de toutes les grandes et petites manœuvres, le congrès est aux partis de gauche, ce que la Coupe du monde ou la finale de championnat sont aux sports d’équipe. Point d’orgue absolu. « the place to be », le moment de toutes les complications et des combinaisons pour apprentis apparatchiks ou tacticiens confirmés sous l’œil blasé de stratèges fatigués ou rêvent d’appliquer en réel les simulations auxquelles ils pensent depuis des lustres.
C’est certain. Il y a une dimension théâtre, un ensemble de « figures imposées », qui se répètent quelque soit la situation politique. Au point que la presse conclut très souvent que rien ne change vraiment au fond. Dans un congrès tout peut basculer, c’est aussi pourquoi on fait beaucoup pour que rien ne bouge trop – ce qui est le signe d’une bureaucratisation avancée si tant est que le congrès est un moment de démocratie absolue…
Dans la religion politique, le congrès est un moment important, certes rituel, peut-être vidé de sens, caricatural sans doute, lieu de dupes probablement mais source de légitimité incontestable. Dans les statuts du Parti, c’est là que se décident les orientations politiques et que l’on élit la direction.
Pendant les semaines qui suivent, nous allons y regarder de plus près. Y participer, tenter d’en montrer quelques aspects car au final, c’est un bel exercice de démocratie, même si cela paraît trop « interne » aux yeux de certains.

C'est normal que la direction ne choisisse pas Pau, ce serait un clin d'oeil trop prononcé à Bayrou, il ne lui reste donc que Metz. Vous n'aimez pas la Lorraine ?
Rédigé par: jpb | le 22 mars 2008 à 20:59