Classement Wikio

  • Wikio - Top des blogs

mai 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

Recherchez sur ce blog

  • Google

    ailleurs
    pek.blogs.com

« novembre 2007 | Accueil | janvier 2008 »

Un an après l'investiture de Ségolène Royal, où en est-on ?

Le 16 novembre dernier, quelques uns se sont souvenus de l'investiture socialiste de 2006, exercice démocratique assez exceptionnel, qui avait vu la victoire de Ségolène Royal sur Dominique Straus-Kahn et Laurent Fabius au terme d'une campagne dans laquelle le Parti socialiste, sans l'apercevoir, a changé de nature. Depuis la vague d'adhésion à 20 euros, le PS avait en effet certes ouvert "les portes et les fenêtres", mais il a surtout subit cette nouvelle situation. Encore aujourd'hui, on ne sait pas "comment garder" les nouveaux adhérents. Déjà à l'époque, on ne savait pas comment les attirer. 75 000 d'entre eux n'ont pas repris leur carte du PS, preuve que le Parti socialiste semble avoir plus subi la dernière séquence politique qu'il ne l'a voulu et structuré selon ses priorités.

La faute à qui ? Au fait que lorsqu'une organisation est aux mains de dirigeants à tous les niveaux qui ne croient plus en la politique, qui ne pensent qu'en termes tactiques au détriment de la stratégie qu'ils doivent construire ensemble et qui sont plus dans le commentaire et la petite phrase que dans la définition et la quête de sens, eh bien, il y a carence. Ni François Hollande ni Ségolène Royal ne sont les méchants qui ont "foutu le bordel". C'est l'aboutissement logique d'une accumulation de reculades, de "non choix" qui ont conduit à des contradictions insurmontables.

Nous pensions que Dominique Strauss-Kahn était le meilleur candidat parce que pendant 5 ans, contrairement à d'autres qui se sont pointés comme des fleurs dans la dernière ligne droite, nous avions méthodiquement construit une ébauche de projet politique, retissés des liens et tenté de proposer une nouvelle offre politique. Tout cela s'était aussi fait au cœur du Parti socialiste. Les coups de com qu'on a vu n'ont pas constitué l'essentiel de l'aventure des partisans de Strauss-Kahn. A gauche en Europe n'était pas Désir d'avenir et le bilan n'est pas le même.

La popularité et la crédibilité de Dominique ont fini par s'imposer. Mais on le sait, puisqu'il ne devait pas gagner, l'investiture a obéi à d'autres règles.

Lire la suite "Un an après l'investiture de Ségolène Royal, où en est-on ?" »

L'affaire Kadhafi : quand sarkozysme rime avec cynisme...

La visite de Kadhafi en France et le decorum que Nicolas Sarkozy lui donne met le projecteur sur la dérive de la diplomatie française de ces derniers mois, avec un paradoxe assez saisissant. La France a toujours nourri une certaine idée des relations internationales si on lui garde le statut de "Patrie des droits de l'Homme". Au Quay d'Orsay, il y a toujours une une certaine tradition diplomatique, généralement maintenant d'un gouvernement de droite à un gouvernement de gauche que Douste-Blazy avait écorné par son incompétence et que Kouchner plombe de ses absences, dues, il est vrai à l'omniprésence de la présidence. Si Nicolas Sarkozy a finalement échoué dans sa tentative de faire un Conseil de sécurité à la française, où la diplomatie se ferait autant à l'Elysée, voire plus que sur l'autre rive de la Seine, il n'en a pas moins disparu de la scène. Les relations internationales, "domaine réservé" du Président de la République ? Il semble qu'avec le gouvernement Fillon, fantoche comme dans une république bananière soit en réalité un shadow cabinet si on considère que maintenant, c'est toute la politique française qui est le "domaine préempté" par l'Elysée.

Que la Présidence soit active c'est une bonne chose. Qu'elle en vienne à étouffer l'exécutif parce qu'en fait, elle s'agite plus qu'elle n'agit en est une autre, plus préjudiciable au pays.

On le sait, dans les relations internationales, il y a deux approches. L'idéalisme et le réalisme. Avec Sarkozy, on a l'impression que les relations internationales se réduisent à des relations commerciales et que finalement, les traités de paix, de non prolifération, les protocoles divers ou autres accords qui donnent tout son sens à la notion de "communauté internationale" valent moins que quelques contrats juteux qui injectent des milliards dans les caisses du pays.

Le souci est que bien souvent, les pays qui payent le plus, sont les moins fréquentables au regard de ce que sont la démocratie et les droits de l'homme.

Dans l'affaire libyenne, on a l'impression que finalement, le passé de Kadhafi est un "point de détail". La Libye est pourtant une redoutable dictature qui ressemble d'ailleurs plus à la Corée du nord de Kim Jong Il qu'aux régimes arabes voisins comme la Tunisie de Ben Ali. On oublie que les infirmière bulgares n'ont pas simplement passé huit ans en prison. Elles ont, dans les prisons de l'état, été torturées et qu'elles ont subi des sévices sexuels. Autoriser l'autocrate de Tripoli à planter sa tente (et ce n'est pas une Quechua et elle n'est pas planté sur les bords du Canal Saint-Martin bien sûr) et à aller chasser en rajoute au côté excessif que l'on connaît déjà de Sarkozy.

Le cynisme a des limites quand, finalement on décide de piétiner le rôle traditionnel de la France. Certes, on a du mal à vendre des Rafale, mais quand même. La Libye n'est menacée par aucun voisin. Et puis surtout. S'il fallait vraiment "marquer le coup" en recevant Kadhafi, surtout en pleine Journée internationale des Droits de l'Homme, on aurait pu imaginer Sarkozy, dans l'esprit d'ailleurs de son Discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, - et même aussi celui devant le Congrès américain - indiquer sans condescendance, mais avec fermeté, les conditions de la réintégration de la Libye dans le concert des nations. Il aurait pu affirmer que "non le terrorisme n'est pas l'arme des faibles, mais la démocratie".

Si l'argent n'a pas d'odeur et que finalement ce qui compte c'est le business, outre les principes qu'on aura bafoué, il y a aussi notre propre sécurité que l'on aura compromis.

Enfin, comment la France peut-elle se singulariser de la sorte alors qu'elle plaide pour une politique étrangère et de défense commune dans le cadre de l'Union ?

Ce que l'on retient sur le plan politique c'est que la cohérence et la fermeté des positions de l'opposition a conduit la majorité à se fissurer entre les déclarations courageuses mais bizarres de Kouchner et Yade d'un côté et, les manifestations de soutien sans nuance et donc pleines de complaisance, de dirigeants de l'UMP.

Russie unie, parti unique...

Poutine Les élections législatives du 2 décembre dernier finissent de légitimer toutes les réserves que l’on pouvait avoir à l’égard du régime de Vladimir Poutine. Alors qu'on a été des milliers à se mobiliser contre Bush, contre les menées de Milosevic ou Haider, Poutine, ses méthodes, les assassinats inexpliqués, les attaques contre les médias, les intimidations ou plus simplement la mise au pas des partis russes, tout cela soulève une indignation vite raisonnée par les logiques de la realpolitik : la Russie est un grand pays, une grande puissance avec droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies et grande pourvoyeuse en pétrole et en gaz...

Bref, la Grande Russie n'est, pas n'en déplaise à Rachida Dati, une grande démocratie. 90 ans après la Révolution russe, le pouvoir est toujours aux mains des nationalistes et ce sont encore les communistes qui représentent l'opposition !

Le fait que Nicolas Sarkozy soit le seul dirigeant européen a avoir salué la victoire de Poutine en dit long sur la fin d'une époque. On a beau reconnaître que "la colonisation c'est mal", en Algérie, si c'est pour applaudir le simulacre de démocratie en Russie, on se dit qu'il y a de quoi s'inquiéter...

Lire la suite "Russie unie, parti unique..." »

François Hollande : Dix ans à la tête du PS : bilan négatif ou responsabilité collective ?

François Hollande est rentré dans l’Histoire pour avoir été un des premiers secrétaires qui a dirigé le plus longtemps le Parti socialiste. Il a battu le record de François Mitterrand et celui de Lionel Jospin. Personne n’a eu envie de « fêter » cela, aucune mise en scène venue de la direction n’est venue représenter une relégitimation d’un premier secrétaire qui tranche nettement avec tous ses prédécesseurs depuis la refondation du Parti en 1971 à Epinay.

Pour n’avoir jamais été « hollandiste », je pourrais me livrer à un réquisitoire sans nuances. Mais ce ne serait ni juste, ni productif. La vérité est ailleurs. Si François Hollande a été premier secrétaire du PS pendant dix ans, c’est qu’il s’est trouvé suffisamment de responsables politiques et de militants socialistes – car ce sont eux qui votent – pour le vouloir, le désirer ou le tolérer.

Lire la suite "François Hollande : Dix ans à la tête du PS : bilan négatif ou responsabilité collective ?" »

Européennes 2009 : c'est notre affaire !

  • button
Blog powered by TypePad