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« septembre 2007 | Accueil | novembre 2007 »

Fallait-il soutenir Cristina Kirchner ?

Quand, il y a plusieurs mois j’analysais le phénomène Royal comme un néo-péronisme à la française, ce n’était pas pour « fasciser » l’ex-candidate, mais pour souligner un positionnement politique qui ne correspond à aucune tradition française et que l’on n’avait rencontré que dans l’Argentine des années 40-50 avec le Parti justicialiste de Juan Perón et son égérie, Evita. La politique c’est aussi chercher dans l’Histoire des précédents pour en prévenir les risques…

La gauche argentine est éclatée en trois formations politiques membres de l’Internationale. Le parti socialiste, fondé en 1896 qui a souffert de multiples sécessions et qui s’est réunifié en 2002. Sa grande victoire fut celle d’Hermes Binner, le premier socialiste élu gouverneur d’un état, celui de Santa Fe dans lequel se trouve la ville de Rosario, une des plus importantes du pays, et où Ernesto Guevara de la Serna vit le jour.

Le PS soutenait Elisa Carrió, la candidate de la Coalition civique qui regroupe des socialistes, des radicaux, des démocrates chrétiens ou des péronistes. Carrió est une « libérale chrétienne de gauche au discours surtout moraliste dont la lutte contre la corruption constitue une des priorités.

L’autre parti-frère, l’Union civique radicale, (UCR) présentait Robert Lavagna, un économiste doté d’une solide compétence internationale qui fut ministre de l’économie de Duhalde et de Kirchner avec qui il parvient à sortir l’Argentine de la crise économique. Il reste au gouvernement jusqu’à son éviction pour avoir dénoncé la corruption dans les services publics.

Quand à Néstor Kirchner, son rôle dans le redressement de l’économie du pays, la rupture avec la période Menem, l’intégration régionale du pays et le travail pour penser les plaies causées par la dictature, font de lui un bon président qui a lutté avec pragmatisme contre le néolibéralisme.

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Où en est la social-démocratie allemande ?

De l’avis de tout le monde, le congrès de Hambourg fut important. Le SPD gouverne avec la CDU dans une coalition pour la première fois depuis 40 ans. La popularité d’Angela Merkel et la réalisation de quelques réformes issues du programme du SPD réduit l’espace des sociaux-démocrates d’autant plus que la concurrence du parti Die Linke est sévère.

Avec le coup de barre à gauche, aura-t-on pour la première fois dans l’Histoire un SPD plus à gauche que le PS ?

Ce qui est sûr, c’est que le congrès de Hambourg est pour le SPD aussi important que celui de Bad Godesberg de 1959 quand les sociaux-démocrates ont rompu avec toute référence au marxisme et celui de Berlin de 1989 après la Chute du Mur. Ce devait être l’occasion d’adopter un nouveau Programme fondamental.

Le PS et le SPD sont tous deux en crise. Ces deux partis sont liés de manière particulière depuis longtemps. On se rappelle que lors du congrès de l’Internationale à Amsterdam en 1904, les théoriciens de la social-démocratie allemande, Kautsky et Bebel avaient à la fois condamné la participation des socialistes français aux gouvernements bourgeois, donnant raison à Guesde contre Jaurès et incité les socialistes français à se rassembler dans un seul parti. Christelle Flandre a notamment illustré la période qui va de 1971 à 1981 dans son ouvrage Socialisme ou social-démocratie, regards croisés franco allemands, publié par la Fondation Jean Jaurès en 2006.

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Rejoignez les militants du PSE !

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Bravo à l'Afrique du Sud !

Pour la deuxième fois de son histoire, l'Afrique du Sud est championne du monde de rugby. Une belle victoire qui fait plaisir tant j'aime ce pays avec toute son histoire. Allaité aux chansons de Myriam Makeba, attentif aux combats des Noirs dans ce grand pays, je n'oublie pas que mon tout premier CD, en 1988 c'était celui de la B.O. de Cry freedom et que quand j'écoute Sarafina, je suis encore ému. Que les chansons de Johnny Clegg furent celle de toute une génération et qu'au lycée on nous faisait lire Alan Paton et André Brink. En Martinique, Breyten Breytenbach ou Nadine Gordimer étaient des héros tout comme on fut fier que ce soit une Martiniquaise, Euzhan Palcy qui réalisa A dry white season avec Donald Sutherland et Marlon Brando et on a tous été en colère quand Dulcie September fut assassinée à Paris. On a tous compris que l'Histoire n'était pas que tragique quand Nelson Mandela a été libéré. On se souvient encore des queues pour aller voter...

Le rugby, c'était le sport des Blancs, les Afrikaners. Encore aujourd'hui, les Boks sont majoritairement blancs et les noms des joueurs disent l'Histoire du peuplement de ce pays. D'un Bismarck Du Plessis à un François Steyen en passant par un Brian Habana. Mais il y a aussi des Botha ou des Terreblanche. En rentrant du match contre l'Angleterre l'autre jour, cela faisait bizarre d'entendre parler afrikaans quand on se dit que les seules fois auparavant c'était dans les films sur l'apartheid. Ca bouge et ça se colore. Pietersen et Habana ont prouvé qu'à l'instar d'un Dussautoir, d'un Betsen ou d'un Sackey que le rugby ce n'est pas une question de couleur de peau. Bien sûr, tout ne peut pas se faire en un jour, mais les choses vont vite.

Heureux sentiment de déjà vu quand on voit Thabo Mbeki fêté par les joueurs. On pense à Mandela bien sûr en 1995. Un an à peine après avoir conquis le pouvoir, élu par tous les citoyens sud-africains, noirs, métis, indiens et blancs pour la première fois. Mbeki va quitter le pouvoir dans peu de temps. Pour nos camarades de l'ANC, le parti majoritaire va connaître une transition difficile car après l'égalité politique, il faut réussir l'égalité sociale dans la garantie des opportunités économiques pour tous. Un combat bien plus difficile... Mais si la nation arc-en-ciel peut gagner une deuxième fois la Coupe du Monde, avec son histoire et ses victoires passées, beaucoup est possible...

Une défaite politique...

Cruelle déception ce soir. pas de mots pour dire le sentiment de gâchis après la défaite des Bleus face aux Pumas. Le félin argentin a plumé la volaille gauloise sur un résultat sans appel, la plus lourde défaite des Français face aux Argentins. Tout d'abord une vraie tristesse quand on pense que c'était la fin de la carrière internationale de Pelous, de Villiers et Dominici. C'est une époque qui s'achève sur une amertume. On peut battre la meilleure équipe du monde, mais on a du mal à s'en remettre pour transformer l'essai...

Dommage aussi pour Elissalde, Martin, Marty, Thion ou Dussautoir qui ont fait un très bon match. Alors que le rideau se referme sur une fête gâchée, le vent de la colère va se lever pour chercher des têtes. Cette défaite clôt une semaine sombre pour Sarkozy qui a donné le sentiment que l'arrogance du pouvoir touchait ses limites. On dira que cela n'a rien à voir avec le sport, mais si Sarkozy a tenté de surfer sur la coupe du monde de rugby. C'est raté.

L'impopularité de Laporte n'est pas nouvelle. Il y a comme un paradoxe dans cet homme. Il n'a pas laissé un souvenir impérissable en tant que joueur dans le grand public, même si on lui doit en partie la renaissance du Stade français. Homme de communication, il a probablement accompagné la fin du cycle de professionalisation du rugby français si on considère que maintenant, les joueurs français sont souvent des stars. Même les profanes se souviennent mieux de certains noms. Les Michalak ou Chabal en sont les symboles. On a souvent critiqué ses choix. Maintenant, on va tourner la page. Son entrée dans le gouvernement sera pour lui l'occasion de démontrer une autre dimension. Ironie de l'Histoire, le stade français a donné un autre joueur à la politique, il y a longtemps. Lui aussi était passé par Bordeaux. c'était Jacques Chaban-Delmas...

Petite finale

Je n'ai rien écrit sur ce qu'on peut appeller "l'étrange défaite du XV de France" la semaine dernière face aux Anglais en demi-finale de la Coupe du monde de rugby. L'envie de penser à autre chose probablement. On y croyait quand même un peu. A notre rendez-vous traditionnel au Bérêt basque, à côté de la Gare du Nord, nous avons pourtant rodé nos slogans. Notamment, quand les Anglais ont entonné leur fameux "Swing low swing chariot", quelques gars leur ont lancé une riposte que les Gallois leur avaient appris à Cardiff : "you can put your fucking chariot in your ass" sur l'air de "je descends de la montagne à cheval" ! Ils étaient bien plus surpris que choqués... Eux-mêmes avaient détourné notre Marseillaise en une chanson paillarde où il était question de Français allant "aux lieux" et en sortant sans papier toilette...

En voici les paroles :

A Frenchman went to the lavatory,
for to have a jolly good shit, shit, shit;
He pulled his pants and trousers down,
so that he could revel in it, it, it;
Oh, but when he went for the paper,
he found that someone had been there before
Ou est le papier, ou est le papier;
Monsieur, monsieur, j'ai fait 'manure';
Ou est le papier !

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Une journée particulière...

Dans les sections socialistes, on votait pour désigner les têtes de liste aux élections municipales. A Paris, la seule section où le maire d'arrondissement sortant ne se représentait pas, le 10e a élu Rémi Féraud avec 74 % des voix. Un beau succès, même si la participation n'a pas atteint le niveau du vote du 16 novembre pour l'investiture à la présidentielle. Pour mémoire, sa concurrente, Olga Trostiansky avait recueilli 25 % lors de l'investiture à la législative. Chef de file des royalistes qui avaient atteint 47 %, elle ne représente finalement sur son nom propre qu'un quart de la section. La victoire de Rémi Féraud fait de lui le plus jeune candidat socialiste pour une mairie d'arrondissement à Paris. Tout un symbole !

Un peu plus tôt dans la journée, alors que la France entière marche au ralenti compte tenu d'un mouvement social de grande ampleur, la nouvelle a fait le tour des gazettes, Sarkozy divorce. La nouvelle tombait alors que ce qui faisait les titres, c'était la mobilisation syndicale contre la réforme des régimes spéciaux. Hasard des dates ou manipulation ? Même si le divorce du président est une affaire privée, la communication sur ce divorce résulte des avis des conseillers du président. Ceux-ci sont payés pour mesurer les effets d'une telle nouvelle dans un moment donné. Quand on disait que la "pipolisation" éloignait de la politique, on n'avait pas tort. Quel casse-tête dans les rédactions de TF1 ou du Figaro !! "Sur quoi ouvrir dans la prochaine édition ?"

Décidément, Sarkozy est bien un Bonaparte puisque la seule fois qu'un chef d'état en exercice a "largué" sa compagne, c'était Napoléon Ier. Joséphine était incapable de lui donner un héritier (elle-même, déjà mère de deux enfants dont Hortense, future mère de Napoléon III). La Martiniquaise s'en défendait en disant "le sperme de Napoléon, c'est de l'eau". Pour ce qui concerne notre petit caporal, on ne vérifiera pas cela, excédés que nous sommes de ces déballages permanents... Que revienne donc la politique !

Mais peut-être cela est-il précisément politique. C'est du temps de la monarchie qu'on se passionnait pour les histoires de fesses de la couronne et des intrigues de cour. Comme il n'est plus possible d'interdire la liberté d'informer comme avant, le droit de grève ou le droit syndical, on ringardise, on nourrit le soupçon. Certes les syndicats sont en crise, mais de là à les taxer de privilégiés et de preneurs d'otages, ce ne sont pas eux qui ont bénéficié des 15 milliards de cadeaux fiscaux !

Par une campagne médiatique d'autant plus facile que les médias sont souvent aux ordres, le pouvoir politique avec sa litanie du seul choix possible croit que parce que social et patronal riment, ces deux-là peuvent s'entendre. Mais ceux qui s'y connaissent en poésie savent que c'est une rime pauvre...

Brèves d'octobre

L'antisarkosysme : crime ou crime ?

Mon ami Maxime des Gayets feraille contre le sarkozysme de gouvernement dans le contre journal de Libération. Une analyse bien construite de la part d'un militant qui a été formé dans la lutte contre le Front national. Il ne s'agit donc pas de livrer une critique de principe, mais de la justifier par une étude des faits et de leur significations.
Par exemple, le fait que la police arrête, par excès de zèle sans doute, des militants de l'UNEF à cause d'une affiche qui met le président dans une position irrévérencieuse dénote bien le climat qui nous menace. Certes, Sarkozy n'est ni Belusconi ni Poutine, mais ce qui l'en différencie ne saute pas aux yeux.
Comme le disait très intelligemment Laurent Fabius au meeting de SOS racisme contre les test ADN, il faut replacer cela dans un contexte qui est déjà composé de la sortie de Sarkozy sur les prétendues pistes génétiques permettant de traquer dès 3 ans les déliquants ou de dépister les pédophiles... Quand la génétique sert à autre chose qu'à la médecine, il y a de quoi s'inquiéter.

Mennucci encore...

Les permanents du PS ont reçu copie d'un mail envoyé par Patrick Mennucci après les protestations qu'a provoqué son livre et la mise en cause du Parti socialiste dans la défaite de Ségolène Royal. L'ex directeur de campagne adjoint justifie ses dires en laissant entendre qu'il visait Hollande. En somme, les permanents se sont retrouvé en pleine ligne de feu. Dommage collatéral ? Il s'excuse d'avoir donné le sentiment qu'il touchaite une "corporation". Terme assez insultant quand on a une tradition syndicale de gauche. Cela dit, n'y a-t-il pas corporatisme dans une fédération comme celle des Bouches-du-Rhône qui a toujours été en situation de "faire" ou de "défaire" les majorités au PS ? Au moins Defferre avait la classe et une épaisseur politique réelle...

Point de presse

Au sens de plus de presse du tout. Assistant lundi au point de presse au siège du PS tenu par Jean-Christophe Cambadélis, j'ai pu voir une scène comme on dit de nous jours, "hallucinante". Alors que le propos portait sur la semaine noire de Sarkozy et la prévision d'une crise sanitaire sous-estimée par le gouvernement, les journalistes ont semblé si peu inspirés que finalement, trois questions ont été posées : la première sur la séparation annoncée entre Cécilia et Nicolas Sarkozy, la seconde, de Françoise Degois sur le livre Mennucci et les réactions des permanents et la troisième, avec insistance, de la part de Thierry Masure, de l'AFP, sur "la rénovation en pratique avec notamment le changement d'horaire ... du bureau national !"... Comme quoi, les journalistes ne sont pas tous comme on pense et c'est bien malheureux !

Un enjeux politique : le dixième arrondissement de Paris

Au milieu de regards sur le monde, il faut bien parler aussi de l'endroit où l'on milite et où l'on a vu le jour. Le 10e arrondissement de Paris est un endroit à part dans la capitale. Avec ses deux gares, toute l'Europe ou presque y arrive. Avec son Canal Saint-Martin, on y retrouve l'atmosphère des grandes heures d'un Paris ouvrier dans lequel cette arrondissement fut le théâtre de nombreux événements à commencer par le congrès de l'unité des socialistes en 1905. Avec ses grands boulevards c'est aussi un lieu de culture typiquement parisien. Enfin, le 10e, c'est l'arrondissement aux 80 nationalités. des salons de coiffure africains du boulevard de Strasbourg et de Chateau d'eau, des réseaux turcs et kurdes de la rue des Petites écuries, non loin du New morning, des commerçants indo-pakistanais de la rue du Faubourg Saint-Denis.

Bref, le 10e c'est beaucoup de Paris en petit, une bonne concentration des enjeux urbains et une irruption dans l'actualité de ces derniers mois à la "une" des défis que la droite peine à relever.

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Le Parti démocrate italien vu de France

Pour les Français en général, et la gauche française en particulier, la scène politique italienne est assez proche, mais plus complexe. La foule de petits partis, les scissions sans cesse et les gouvernements, comme le dernier, qui compte plus de cent membres, cela donne un peu le tournis. Pourtant, la recomposition de la gauche italienne amorcée il y a quinze a donné des résultats sur lesquels il faut méditer.

En comparant ce qui est comparable, le PCF et le PCI furent les deux plus grands partis communistes d’Europe de l’Ouest. Mais si le premier s’est entêté dans son stalinisme, le deuxième a su très tôt développer son autonomie et prendre ses distances avec Moscou. Les deux partis se sont par ailleurs parfaitement fondu dans l’environnement de leurs pays respectifs au point que ni l’Union de la gauche, ni le Compromis historique n’inquiétèrent les gens sérieux à droite. Localement, l’ancrage du PC a sérieusement concurrencé le poids de l’Eglise catholique parfois, il s’y est substitué.

Sous cette emprise et face à une droite ou une démocratie chrétienne, les partis communistes furent longtemps très dominants à gauche, coinçant les partis socialistes dans des situations d’alliances de gouvernement. A l’inverse de la France, le Parti socialiste, a n’a jamais été durablement écarté du pouvoir. D’ailleurs, mal lui en a pris si on peut dire puisque le PSI ne fut même pas le bénéficiaire de la Chute du Mur car, il fut pris dans des affaires de corruption et force est de constater que ce sont les anciens communistes du PCI qui ont réalisé la mue de la gauche italienne pour former le centre gauche avec DS dans un premier temps et, depuis quelques jours donc, le Partito democratico.

Nous vivons dans une époque paradoxale. D’un côté, l’affaiblissement des clivages entre la droite et la gauche et la volonté de converger sur des « valeurs communes » de plus en plus nombreuses. La droite ne veut plus être le camp des conservateurs et des patrons, donc elle se pique de faire du social et la gauche veut être « réaliste » et « moderne » et donc, elle n’oppose pas toujours quelque chose de conséquent face au libéralisme économique, voire, elle lui cède. Car l’autre partie de ce paradoxe c’est précisément la radicalisation de la droite libérale qui remet en cause tous les acquis sociaux obtenus depuis la fin du 19e siècle.

Cela se traduit, dans l’émergence du Parti démocrate par le débat sur l’adhésion au PSE. Celui-ci a changé ses statuts pour accueillir les « démocrates » en plus des travaillistes, des socialistes et des sociaux-démocrates, mais dans le nouveau PD, il y a des gens qui ne veulent pas adhérer au PSE et qui resteront au PPE ou chez les centristes. On rétorquera que ce n’est pas au Parlement européen que les clivages sont les plus marqués, mais sur la scène nationale, on confinera à la schizophrénie !

Autant faut-il saluer la formation d’un grand parti de toute la gauche italienne, autant faut-il qu’il se trouve une cohérence qui soit autre qu’électorale, autre chose que la tentative de consolidation de la majorité de Romano Prodi.

Il faut continuer ce travail de construction politique, qui n’a de sens que si cela s’accompagne d’un aggiornamento théorique et pratique.

Européennes 2009 : c'est notre affaire !

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