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« juillet 2007 | Accueil | septembre 2007 »

Université d'été du PS : Quand le piège se referme…

… sur l’obsession d’une communication plus médiatique que politique. A force d’avoir, pendant des années, joué la presse par-dessus la tête des militants pour s’adresser à l’opinion beaucoup de dirigeants socialistes se sont trouvés coupé d’une base militante qui ne reconnaît pas forcément dans son vécu ce que la presse colporte. La réalité ? A force de ne vouloir que faire image, on finit par ne se laisser guider que par des mirages. C’est ainsi que la presse qui a toujours eu du mal à rendre compte de l’actualité politique du Parti socialiste sans se débarrasser des épithètes définitifs comme « crise, division, déchirements » alors qu’elle dénonce régulièrement l’absence de débats de fond au PS, ne semble porter aucun intérêt à ce qui se passera dans les ateliers.

Ce qui compte finalement c’est tout ce qui permet de nourrir le film qui tourne en boucle depuis au moins le Congrès de Rennes : Quoiqu’ils fassent, les socialistes n’y arriveront jamais.

Si on ajoute à cela le fait que cette actualité est souvent nourrie de journalistes de moins en moins cultivés sûrs d’eux-mêmes puisque les dirigeants socialistes les adorent, on conclut qu’une modification du rapport entre la presse et les politiques ferait du bien à tout le monde.

Voilà pourquoi on ne peut que s’agacer par le fait que la presse de cette fin de semaine ne jure plus que par Claude Allègre et son brûlot. La seule évocation du nom fout un bordel aussi « noir » que celui qu’il dénonce lui-même. Mais puisque l’université d’été de cette année sera plus militante que jamais, on ne comprend pas l’intérêt de la démarche.

"Si Sébastien Chabal adhérait au Parti socialiste" et autres brèves...

Il faudrait se demander ce qui se passerait au PS en particulier et en politique général si notre Sébastien Chabal national devait un jour, adhérent du Parti socialiste... Qu'il nous excuse cette élucubration, mais sa prestation contre les Anglais l'autre jour laisse espérer les plus belles choses pour la Coupe du Monde... Mais on n'y est pas encore. Pour le moment, le XV de France a montré qu'il fallait compter avec lui. Seules ombres au tableau, il manque un 9 ou 10 aussi parfait ou constant que pouvaient l'être Galthié ou Lamaison et la fête se fera sans Marconnet. De toutes façons, j'ai toujours pensé que le ski était un sport de...

Quand Domenech fait son Caliméro

Raymond Domenech pestait récemment contre cette manie d'invoquer "les valeurs du rugby". On peut lui donner raison s'il s'agit de tordre le coup aux poncifs qui ne parlent à personne. Le rugby c'est aussi un art de vivre. "Une manière d'être au monde". Quant au foot, on sait bien que la ténébreuse affaire "OM-VA" ne fut que la partie émergée de l'iceberg. Quand on cessera de faire du foot, une question de fric où des magnats aux activités troublent investissent des sommes colossales et ne reculent pas devant l'argent sale pour acheter des clubs, des joueurs, ET des matches on pourra prendre le Raymond au sérieux. Quand on cessera les nouveaux trafics de joueurs que l'on fait venir de loin, et dont seul le salaire permet de les différencier parfois des victimes des marchands de sommeil, on pourra parler de foot. Mais il y a un début. Thierry Roland a pris sa retraite. Bien sûr, ça nous agace tous de devoir regarder la Coupe du Monde de rubgy sur Bouygues TV (TF1), mais bon...

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Du bon usage de l'Université d'été de La Rochelle

Logo_ue2007 Gorce a donné le ton. La phrase tendance en cette fin d'août c'est de trouver toutes les raisons de ne pas aller à La Rochelle. Ca tombe bien pour ceux qui voulaient réduire la voilure pour des raisons financières et ramener ce rendez-vous de fin d'été à ses fondamentaux : un moment de formation plutôt que le lieu de rencontre de la jet set socialiste.

C'est ce que l'université d'été est devenue dès lors que chacun y a été de sa propre mise en scène, cédant à la scénarisation imaginée par les médias déjà avides, il y a dix ans, de petites phrases et de belles images. Or entre le joli bronzage de tel quadra en chemise ouverte sur son poitral, faisant la star en arrivant à l'Encan ou en se baladant sur le port et l'atmosphère studieuse d'un atelier bondé de militants en sueurs et en Méphisto, on sait ce qui est le plus sexy.

La désertion de l'édition 2007 par certains a donc du bon. On peut enfin faire ce pourquoi on est venu : se former plus que se montrer.

" A ce stade de notre doute..."

J'aime bien la formule de Jean-Jacques Urvoas qui, cité dans Libération attend tout de même «qu’Hollande donne enfin du contenu à la rénovation». A tout le moins, le coup d'envoi car c'est la dernière année où il peut entrer dans l'histoire pour des fondations positives.

Ce année, l'enjeu politique réside dans le fait que l'absence de journées de rentrée de l'UMP et l'annonce que l'automne socialiste serait celui du début de la rénovation. Du coup, il ne faut pas se louper et pour commencer, ne pas s'en laisser conter par ceux qui préfèrent les agapes champêtres. C'est une mode de trouver qu'au PS, rien ne va. Sauf au moment des investitures et il faut admettre que ce qui fait l'actualité de La Rochelle, c'est rarement ce qui ressort des ateliers.

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Non, toujours pas...

Le discours de Melle, prononcé par Ségolène Royal démontre une vérité dont certains doutaient. La présidente de Poitou-Charente est bien une socialiste de son temps. Après un quart d'heure à tourner autour du pot, elle est entrée dans le vif du sujet, disant souvent "je" au point d'ailleurs, de donner à son propos une coloration narcissique qui a aggravé une faute grave : une part trop importante consacrée à l'interne et du coup, peu de reprises sur l'analyse et la critique de la droite au pouvoir.

L'interne a donc primé. Une vision du parti et des réformes à y faire comme si rien n'existait auparavant. L'enfoncement de portes ouvertes notamment sur le rapport au marché (la chose a été tranché au congrès de Toulouse en 1985 et chacun se souvient de la maxime jospinienne : "oui à l'économie de marché, non à la société de marché"). Le rapport enfin à l'individu. Ce que les socialistes critiquent chez les libéraux, c'est l'individualisme consumériste.

La critique du gouvernement qui promet de ne pas être "caricaturale", comme si ce qui primait c'était la quête de la crédibilité auprès du peuple de droite sans se soucier que du coup, on perd en crédibilité aux yeux du peuple de gauche.

Enfin, dans l'actualité, il y avait des choses à dire sur les suppressions de postes de fonctionnaires, sur la manière dont on fait maintenant les contrôles de sans-papiers ou encore sur la décision abjecte de la mairie d'Argenteuil pour déloger les sans-abris. La gauche, c'est le parti d'une certaine humanité. Sur le discours africain de Sarkozy, la critique exista, mais elle fut timide finalement...

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Le sionisme révisionniste bouge encore...

Si le 19e arrondissement de Paris devait être une ville à part entière, ce serait, paraît-il, la "première ville juive d'Europe" si on considère l'importance et le dynanisme de la communauté juive qui y habite depuis plusieurs générations. Il n'a rien à envier aux quartiers historiques de la capitale comme le Marais ou le Sentier qui eux aussi, sont des foyers historiques et culturels de la présence juive à Paris.

Si on de côté les communautés asiatiques - essentiellement chinoises, peut d'autres groupes culturels sont implantés de telle sorte dans Paris qu'ils constituent des quartiers ou des interlocuteurs incontournables pour les pouvoirs publics.

Aussi, quand on se balade dans le 19e, on y voit pas mal de choses et dans l'écrasante majorité des cas, on ne peut que ressentir la fierté de voir le métissage et le brassage des cultures - ou à tout le moins, une coexistence pacifique faire mentir tous les racistes et tous les extrémistes, sauf quand ceux-ci s'expriment.

Durant l'été, alors que tout le monde se repaissait d'une année bien remplie et que certains avaient eux la chance de partir en vacances, voilà que fleurirent sur certains murs, ces affiches anonymes.Begin On y voit Menahem Begin, le premier premier ministre israélien issu de la droite, sur fond de visage de Vladimir (Zeev) Jabotinski, le fondateur du sionisme révisionniste, le père de la droite israélienne. Le slogan ? Une citation de Begin : "Un juif ne se prosterne que devant Dieu". Le tout dans un bleu hébreu qui ne comporte aucune signature, ni adresse. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le message est clair. Il s'agit d'une campagne de propagande de la droite israélienne, curieusement à un moment où le Proche-Orient ne fait plus l'actualité en termes de violences contre les Palestiniens, imputées à Israël...

Tout le monde se souvient de Menahem Begin, car personne n'a oublié les accords de Camp David et la signature du premier traité de paix avec un pays arabe, en l'occurrence, l'Egypte d'Anouar El Sadate.

Mais avant qu'il ne fut l'homme de paix que l'Histoire devrait retenir, il fut l'héritier de Jabotinski. Jabotinski (1880-1940) est le fondateur du Betar, une structure d'autodéfense des villages juifs de Pologne, d'Ukraine ou de Russie au début des années 20. Alors que le sionisme politique se développe sous l'hégémonie socialiste, Jabotinski, qui est très influencé par l'expérience nationaliste italienne est un grand admirateur de Garibaldi. On lui prête une admiration distante pour Mussolini. Il prône un sionisme révisionniste qui milite pour un "foyer national juif" qui recouvre aussi la Transjordanie (Jordanie actuelle), la latinisation de l'alphabet hébreu, le libéralisme économique par opposition au socialisme et la conquête de la Palestine par la force car, son réaliste le pousse à croire qu'il faut assumer et se préparer à un affrontement entre juifs et arabes qu'il juge inéluctable.

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Jean Poperen

6427_2 Le 23 août 1997, Jean Poperen nous quittait. Il y a quelques temps, j'avais commis un billet pour rendre hommage à la fois à ce camarade, haute figure du mouvement socialiste et aussi pour rendre compte du livre que lui consacrait mon ami Emmanuel Maurel dans l'encyclopédie du socialiste.

L'été 1997 restera dans les mémoires comme le bel été de la gauche plurielle qui se termina par une actualité "people" avec la mort de Lady Di, comme si, de manière tragique, il annonçait ce qui dix ans plus semble être le lot de la politique. Les idées font places aux images, les discours s'effacent devant ce qui frappe les yeux. Les politiques ont troqué le rôle du rhéteur pour celui d'acteur d'une farce permanente, un théâtre dont on n'en finit plus de démêler les fils pour savoir qui est le marionnettiste...

Cet été 2007 où on a failli perdre Michel Rocard est celui où on devrait se souvenir une fois encore de personnes comme Poperen. La notion de militantisme ou de combat politique prend tout son sens avec ces figures qui ont tutoyé l'Histoire et qui n'ont cessé d'avoir une relation intime, on pourrait dire familiale dans le cas de Jean, avec la gauche.

Il reste encore au Parti socialiste des hommes et des femmes qui se définissent encore comme "ex poperénistes". Il y a aujourd'hui plus qu'un monde entre Jean-Marc Ayrault, qui fut le dauphin du théoricien du "front de classe" et un Maurel qui cherche sa voie entre la fidélité à l'idéal républicain et laïc d'un côté et la nécessité de trouver dans la construction d'une Europe à condition qu'elle soit sociale, les moyen de domestiquer la mondialisation libérale... Choisir la fidélité ou l'aventure au prix des renoncements, tout est question de parti pris. Quand on parle d'héritage au Parti socialiste, les ayants droits ne sont pas quelques gardiens du temple, mais la multitude des militants socialistes. Encore faut-il qu'ils en soient conscients...

En attendant les récits des vies de Colette Audry qui fut une de ses compagnonnes de routes et une des intellectuelles dominantes du Parti socialiste des années 70, méditons ce que fut ce grand combattant du rassemblement de la gauche...

Jean Poperen en direct du congrès de Valence (1981) sur le site de l'INA.

Premiers embruns de rentrée

Pour une fois, le pronostic ne fut pas le bon. Finalement, tous les rénovateurs en herbe ne se sont pas rués pour rivaliser d'éloquence et de propositions dans les pages Rebonds ou Horizons. Le paysage socialiste est calme. "trop calme" diraient les acteurs dans les films à suspense...

Ce qui est sûr, c'est que la rentrée se fera en trompe l'oeil car si on pouvait espérer à la fin de l'année scolaire que les devoirs de vacances prépareraient une rentrée sous le signe de la rénovation, force est de constater qu'en réalité, la rénovation, beaucoup de socialistes, pas forcément des dirigeants d'ailleurs, s'en foutent royalement car désormais, ce qui va les intéresser, ce sera moins l'actualité de la lutte des classes, mais la lutte des places puisqu'au printemps prochain, on votera aux municipales.

Le fond ne sert pas de base, mais de façade pour perpétuer les enjeux de personnes. Quand le chat dort les souris dansent dit-on. Il est vrai que par exemple, chez les amis de DSK, le départ pour le FMI exacerbe les querelles de successions ou les jalousies ou encore les impatiences dont la presse s'empare. Rien ne sert de se presser à rejoindre tel leader en vogue car il suffit qu'un sondage paraisse pour que l'on comprenne que ce n'est pas l'écume qui fait la mer.

Plusieurs questions centrales sont posées et il faut commencer à y répondre.

Du bolchevisme au royalisme

A l'automne à l'occasion du 90 anniversaire de la révolution d'octobre, il faudra montrer que la social-démocratie qui avait raison de ne pas rejoindre Lénine en 1917 demeure toujours la seule alternative crédible à la droite. Car il ne s'agit pas simplement de tirer cette conclusion sur la base du bilan du communisme, mais sur les limites du choix de celle voie-là vers le socialisme. Aujourd'hui, on ne peut pas en effet repenser la social-démocratie uniquement par rapport à la droite. Il y a une gauche qui a changé de nature si on considère qu'historiquement, le fait que les héritiers de Trotski rassemblement plus d'électeurs que ceux de Thorez est un retournement de poids.

Il ne s'agit pas simplement de s'assurer le monopole de l'alternative institutionnelle à l'UMP car même si certains s'accomoderaient bien d'un PS astre mort parce qu'aucun autre monde n'est possible ne fairaient que rajouter du bois au feu sur lequelle bout la marmite...

Il faut répondre aux questions légitimes que l'irruption de Ségolène Royal a posée, même si on pense qu'elle n'a pas toujours apporté les bonnes réponses.

Le lapsus de Besancenot

Invité des Quatre vérités, le facteur a expliqué qu'il fallait une autre gauche face à la droite car depuis le 6 mai "nous étions dans une nouvelle période". "Nous pensons, dit-il, qu'une vraie politique de gauche ne peut co-exister avec le social-libéralisme défendu actuellement par le Parti socialiste au pouvoir".

Discours trop bien huilé ou bien a-t-il commis une erreur de conjugaison ? Ce qui est sûr c'est que le leadership à gauche est l'objet d'une compétition qu'il appartient au PS de remporter s'il ne veut pas que le régime de Sarkozy se consolide plus encore. La rénovation enfin, c'est aussi, transformer l'unité momentanée qui a fait que la gauche a su ne pas se diviser au moment des élections en une dynamique unitaire, pas seulement "contre" les méfaits du gouvernement, mais aussi pour construire l'alternative à la droite. Cela veut dire délaisser les couloirs où on complote pour retrouver le chemin de la confrontation et des mobilisations collectives.

Tropicales 7 - Le drame Dean

Cela faisait plus de vingt cinq ans qu’un cyclone n’avait pas frappé la Martinique. Dans les années 1979-1981, les cyclones David et Allen avait déjà fait des dégâts. On se souvenait alors du traumatisme causé par le passage d'Edith en 1963 ou encore Beulah quatre ans plus tard. Le cyclone Dean n’avait donc rien à envier à Hugo qui avait lui, sévèrement touché la Guadeloupe en 1991.

Toutes mes pensées vont bien sûr à la Martinique, déjà endeuillée il y a exactement deux ans par la plus terrible des catastrophes aériennes ayant frappé des familles françaises.

Géographie et climat obligent aux Antilles, on vit d’une certaines manière à l’heure des ouragans. La saison cyclonique commence en juillet pour se terminer vers la fin de l’année. Ces cyclones se forment au large de l’Afrique et remontent parfois jusque vers les côtes atlantiques des Etats-Unis. Comme on est en pleine saison des pluies, on reçoit régulièrement des ondes tropicales, qui sont de fortes averses, quand elles se renforcent, on parle de dépressions tropicales, là, le vent s’en même, puis on peut avoir affaire à une tempête tropicale, un ouragan ou un cyclone.

C’est dire si les vacances d’été aux Antilles peuvent connaître ce genre de péripéties. Au moins, ça fait des souvenirs. Mais contrairement à des régions plus au nord comme la Floride, la fréquence des cyclones est moindre.

On a souvent dans la mémoire les images des papas collant du ruban adhésif en « x » sur les vitres pour éviter qu’elles ne se cassent, clouant les fenêtres ou les mamans achetant et rangeant l’air grave les « denrées non périssables » et les piles dans un endroit sec. Plus tard, on vérifie le bon fonctionnement de la radio et des lampes de poche. Parfois, on ressort les bonnes vieilles lampes à gaz ou à pétrole car bientôt rien de ce qui relève du confort moderne preuve apparente de la capacité de l’homme à dompter la nature ne résiste à la réalité déferlante de la nature qui elle, continue de se rappeler au bon souvenir de l’homme.

Le rugby, l'éthique et l'esthétique...

Le rugby c'est donc aussi un art de vivre. On connaît peu de sport sur cette partie de la planète qui soit si intimement lié à une région. Au point que parfois, certains pensent que cela grippe les mécanismes de développement de ce sport. Mais les faits sont là pour démentir. Les premiers clubs de rugby sont apparu au nord de la Loire et en 2007, pour la première fois depuis longtemps, la finale du championnat de France, le Top 14, a opposé deux clubs - le Stade Français Paris et l'AS-Montferrand (Clermont-Auvergne) qui ne sont pas à proprement parler du sud...

Mais si le rugby est très populaire, les terres du sud sont assurément plus fertiles. Au point que même l'évocation d'un nom est tout un poème. "Harinordoqui", "Camberabero", "Spanghero", "Paparemborde", Combas" etc... Autant de noms qui font rêver et qui disent tout.

C'est aussi une esthétique. Le maillot de rugby, improprement appelé "polo de rugby", est déjà depuis longtemps un vêtement à lui tout seul. Autant, on est tout de suite catalogué Robert Bidochon quand on enfile son maillot du PSG ou de l'OM, autant, le vêtement de rugby est symbole d'élégance. Quelques joueurs de rugby ont d'ailleurs connue une deuxième vie en se lançant dans la mode. Comme les fondateurs de la marque Eden ParkImagehtm, Serge Blanco ou Philippe Sella pour les plus connus. Mais aussi Cambé, Ntamack etc...

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Le grand ovale

Logo_irb Dans un mois exactement, la sixième coupe du monde de rugby va changer la forme de la Terre pour quelques semaines et pour la plus grande joie des amateurs de ce sport qui est plus qu'un autre, un art de vivre.

Elle a lieu en France et elle va opposer les vingt meilleures équipes du monde. Bien sûr, "l'élite" avec la Nouvelle-Zélande, l'Australie, l'Angleterre, championne en titre, la France, l'Argentine, l'Afrique du sud, les Fidji, les Samoa, le Tonga ou encore l'Italie qui a créé la surprise au printemps dernier lors du Tournois des VI nations. Mais aussi, le Portugal, la Roumanie, les Etats-Unis, le Canada ou la Namibie.

Le rugby ? un sport si bien ancré dans les traditions qu'il est, une fois n'est pas coutume de gauche et de droite tout à la fois.

Sport des modestes et des rustres à l'époque ou le football était un sport d'élite, il est né comme souvent d'une audace de jeu. En Angleterre comme souvent, mais la soule du sud ouest français n'a-t-elle pas laissé quelques gènes dans la fécondation de ce qui va devenir "le beau jeu" ?

Sport de tradition quand on constate que le logo de la coupe du monde n'évolue pas au gré de l'imagination parfois hermétique et peu communicative des publicitaires - on se souvient de l'échec patent à fédérer autour des mascottes des Mondiaux de foot ou plus récemment de la pétition contre le logo des J.O. de Londres pour 2012 !

Le rugby c'est un langage, un style vestimentaire, un accent, une gueule pour ceux qui ont beaucoup joué parfois.

Jacques Chaban-Delmas, Henri Nayrou, Jean Glavany, Dominique Strauss-Kahn sont quelques uns à avoir tâté le cuir bien longtemps avant de tâter de l'écharpe tricolore. Manière de dire que les deux sont liés pour le meilleur car les valeurs de collectif, de ténacité et la vista sont communes aux deux.

Alors que ce sport se professionnalise, il demeure avant d'être trop contaminé par l'argent et la publicité, un modèle moral bien utile pour notre temps.

Européennes 2009 : c'est notre affaire !

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