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Camba Le Grec

Jcc (version actualisée le 17 mai 2007).

"Le Grec" est le surnom que certains donnent à Jean-Christophe Cambadélis. En ce mois d'août, c'est l'occasion de parler de ce personnage qui milite depuis 35 ans et dont le nom est plus connu dans les réseaux militants à gauche que dans la grande presse.

Pourquoi ? Parce que si l'hagiographie n'est pas dans les traditions du socialisme démocratique, la reconnaissance ou le clin d'œil à un camarade estimé et qui a écrit une page dans l'Histoire de la gauche est, elle, noble et juste. Mon parcours politique est lié à sa trajectoire. Avec les années j'ai appris à connaître la figure politique et je prends plaisir à la lire...

Les légendes ont la vie dure. Les réputations aussi. Cambadélis le sait. 35 ans de militantisme et autant d'années pendant lesquelles se sont accumulées les épisodes réels et inventés, réécrits et enjolivés qui nourrissent les phantasmes et les jalousies.

Une vie...

Jean-Christophe Cambadélis est né le 14 août 1951 à Neuilly. Son enfance, il la passe entre le Canada et la région parisienne où il gagne d'ailleurs un accent qui est bien resté. Dans ces années, il joue au rugby à Sarcelles.
Il a 17 ans en 1968. Pour lui, la politique, commence avec l'anarchisme avant la rencontre avec les jeunes de l'Organisation communiste internationaliste en 1970-71. C'est là qu'il rencontre Claude Chisserey, un de ces intellectuels engagés, qui fut le mentor de toute une génération de jeunes lambertistes. Ce sont les années où on milite contre les dictatures, où l'on croit la révolution imminente et où les films engagés de Costa-Gavras font le bonheur des uns et politisent les autres. Entre le PC stalinien inféodé à l'URSS a trahit la classe ouvrière quand elle ne l'écrase pas comme à Budapest en 1956 ou à Prague en 1968 et la SFIO déconsidérée depuis la guerre d'Algérie et le référendum de 1958, le trotskisme attire souvent la jeunesse de gauche de ces années. Le jeune Jean-Christophe doit alors choisir le "blaze" indispensable chez les trotskistes d'alors. Ce sera Kostas, comme Kostas Axelos, un philosophe marxiste grec.

Il participe aux combats de l'Alliance des Jeunes pour le Socialisme de l'époque et le plus important d'entre eux, la prise de contrôle de l'UNEF. Le syndicat étudiant a mal survécu à mai 68. La direction PSU du syndicat a jeté l'éponge, laissant face à face les staliniens et les trotskistes. La scission se produit en 1971 et les lambertistes "tiennent" un bout de l'organisation qu'ils rebaptisent "UNEF-Unité syndicale". Pendant les années 70, les deux UNEF se battront plus souvent entre elles que pour les étudiants. Il n'empêche, ces années sont formatrices. Etudiant à Nanterre, Cambadélis devient docteur en sciences sociales et auteur d'une thèse sur les mouvements sociaux sous la Ve République.

Il participe aux coordinations, aux mouvements lycéens et étudiants de 1973 et surtout à celui de 1976 contre la réforme Saunier Séïté. Ce mouvement, coincé entre mai 68 et celui de 1986 est tombé dans l'oubli, mais il a jeté en politique toute une génération de personnes comme Julie Dray ou Jean-Marie Le Guen.

Vsunef_id_tmbn En 1977, Cambadélis prend la présidence de l'UNEF-Unité syndicale et, à une période où l'OCI est la plus importante organisation trotskiste et où le programme commun est rompu. Lentement, en discutant avec quelques uns de ses amis, dont le futur historien, spécialiste de l'Algérie, Benjamin Stora, germe l'idée d'un syndicat étudiant qui rassemblerait la gauche non communiste. L'idée devient réalité en mai 1980 lors du congrès de "réunification" de L'UNEF-Indépendante et démocratique.

L'organisation va devenir incontournable très vite. Très tôt. Cambadélis prend la parole à la Bastille le soir du 10 mai, la seule banderole visible au Panthéon quand Mitterrand s'y rend est celle de l'UNEF-ID appellant à des listes communes PS-PCF aux législatives.

Le contact avec le monde réel et le pouvoir font comprendre aux dirigeants de l'UNEF-ID que le temps du messianisme révolutionnaire est fini. Les exclusions de cadres historiques comme Stéphane Just, la paranoïa de Lambert, le refus de créer un grand parti des travailleurs de 10 000 militants et surtout l'autisme qui pousse le PCI à ignorer la réalité de la menace Front national en ce début des années 80 font beaucoup. La rupture a lieu en avril 1986. 400 à 600 militants, pour l'essentiel, le secteur étudiant, quittent l'organisation. Si Lambert avait lu Ginsberg, il aurait pu dire "j'ai vu partir les plus brillants esprits ce cette génération". Parmi eux, l'historien Benjamin Stora, le mathématicien Michel Broué - fils de l'historien Pierre Broué...

Ils entrent au PS. On dit à l'époque rue de Solférino, où les R25 sont neuves, que Camba est entré au PS avec Le Capital dans une main et la barre de fer dans l'autre. L'ancien leader étudiant qui arrive à 35 ans au PS a fait le coup de poing contre les fafs, les staliniens comme pas mal de copains de sa génération, mais surtout, il arrive avec une solide formation. Les lambertistes, avant de devenir la maison des fous, furent aussi des intellectuels. Claude Chisseray, Pierre Fougeyrollas, Jean-Jacques Marie, Pierre Broué ou Boris Fraenkel font autorité hors des doctes cercles de la IVe Internationale. Cambadélis lui-même commet une thèse sur les mouvements sociaux sous la Ve République.

L'année 86 est une année terrible. Le 16 mars, la droite a gagné les législatives. C'est la première cohabitation. A la fin de cette année-là, le projet Monory-Devaquet de réforme des universités jette un million d'étudiants dans la rue. Cambadélis joue son rôle une partie du mouvement à travers la direction de l'UNEF-ID qui est la force principale, mais qui laisse toute légitimité à la coordination étudiante dont un de leaders, un indépendant a été adoubé par l'UNEF-ID, David Assouline. Le mouvement est vainqueur, il a sanctionné la rupture entre la jeunesse et la droite. Mais le prix à payer fut le prix du sang, celui de Malik Oussekine.

Les anciens lambertistes se fondent dans la masse. Mitterrand leur a déconseillé de se constituer en courant. D'ailleurs, ils n'en ont pas l'intention. Un temps organisés en Convergences socialistes, ils fondent le Cercle d'études contemporaines (C.E.C.) pour théoriser leur passage à la social-démocratie et penser leur apport à celle-ci. Le trio Stora-Dardot-Cambadélis en est la tête pensante.

Logomf15_1 En 1988, Jean-Christophe Cambadélis devient député de Paris. Deux ans plus tard, il fonde le Manifeste contre le front national. On est à la fin du printemps 1990. La menace FN est devenue réelle. Depuis 1983, le parti de Jean-Marie Le Pen bouscule le jeu politique. Les provocations verbales, les agressions et les scores électoraux conduisent la gauche à se mobiliser contre un danger "fasciste" bien plus réel que dans les années 70. Il y a des députés FN (jusqu'à 35 en 1986), des élus locaux et une partie de la droite qui se lepénise. A la même époque, l'Appel des 250 lance Ras l'Front à l'initiative de la LCR. Mais l'analyse de Cambadélis diverge. Pour lui, le FN n'est pas réductible à une résurgence du fascisme des années 30. Il ne correspond pas non plus à l'analyse classique. S'appuyant sur les travaux de Taguieff et prenant en compte l'évolution idéologique du FN, Cambadélis imagine la stratégie du "harcèlement démocratique" - plus un meeting sans une manifestation unitaire de toute la gauche.

Le Manifeste se démarque aussi de la condamnation morale du racisme chère à SOS racisme. Résultat, un mouvement plus politique qui est à l'origine avec les associations citoyennes de Strasbourg, de la grande manifestation du 29 mars 1997 pour protester contre la tenue du congrès du FN dans cette ville.

Assises On est à un moins de la dissolution. Quelques années auparavant, la gauche, laminée par les défaites de 1993 et de 1994 ; lui-même a été battu dans la XXe circonscription de Paris. Jean-Christophe Cambadélis, qui a rejoint dès son entrée au PS le camp jospiniste, propose à Michel Rocard, premier secrétaire de lancer des Assises de la transformation sociale - des rencontres où la gauche associative, politique et syndicale se retrouve et se parle. On y retrouve Alain Bergounioux, Martine Aubry, Lionel Jospin, Gilbert Wasserman, Patrick Braouezec, Dominique Voynet, Yves Cochet. Ces rencontres, une première dans le genre accouchent de liens durables dans la gauche politique et de convergences programmatiques. Une volonté de battre la droite ensemble.
Un premier essai est marqué avec la victoire de la gauche aux élections municipales de 1995. L'arrivée de Jospin en tête au premier tour de la présidentielle est une heureuse surprise. L'essai est transformée le 1er juin 1997 avec la victoire de ce qu'il est convenu d'appeler la Gauche plurielle aux élections législatives. L'expérience la plus longue d'une coalition de gauche au pouvoir.

Dsk_jcc Cambadélis devient le numéro deux du PS. Mais bientôt, l'affaire de la MNEF contrarie un avenir prometteur. Cette affaire plombe durablement la carrière de "JCC". Elle fait suite à une autre, plus sombre. Battus aux élections de 1993, il s'était retrouvé au chômage. Il est alors embauché par Yves Laisné, patron d'une structure qui gère des foyes d'immigrés. Il se trouve que l'homme a été, dans les années 70, membre du FN. Bien qu'il a quitté le parti de Le Pen, la chose fait désordre. Une affaire d'emploi fictif dont on aurait pu se passer. Quant à l'affaire de la MNEF, c'est "une histoire famille". La mutuelle étudiante a connu une gestion hasardeuse sous la présidence d'Olivier Spitakis et malgré les avertissements de nombreux amis, le PDG de la mutuelle multiplie les opérations douteuses. C'est toute la génération qui a porté l'UNEF-ID sur les fonts baptismaux qui est touchée. Maintenant que la justice est passée, que faut-il retenir du personnage ? Les faits, sans doute ? Pour le coup, la vie ne s'est pas arrêtée là. La politique a repris ses droits. Artisan des relations avec les partenaires de gauche, il sait trouver les bons accords. En 2000, avec les jospinistes et les rocardiens, il jette les bases d'un courant qui a vocation à donner à Jospin l'ossature dont il a besoin dans le parti. Parmi les principaux animateurs il y a Dominique Strauss-Kahn.

Mais le 21 avril 2002 arrive. Le retrait de Lionel Jospin laisse un vide. Une page est tournée. Lionel n'est plus là, désormais ce sera DSK. Le meilleur héritier, le plus fidèle ami, l'intelligence la plus prometteuse.

Un autre combat. Sortir de l'étrange échec pour arriver à une belle victoire.

Un style

Jcc_meluch Sont-ce les origines grecques et nordiques ? L'allure qui en impose ? La mâchoire serrée, le sourire carnassier qui impressionnent ? Où la lenteur de la démarche, le calme de l'élocution, le visage qui se durcit dès qu'on est en tribune ? La gestuelle ample avec la main qui plonge, qui tranche, le doigt vengeur... Volontiers parigot par certains aspects, il voue une passion depuis l'âge de 10 ans pour le cyclisme, au point d'avoir chroniqué le Tour de France 2006 sur son blog. Le Méditérannéen a du sud le côté ombrageux, la passion de la voile, le goût des îles, qu'elles soient bretonnes ou grecques. Alexandre le Grand n'a pas de secret pour lui. A 33 ans le Macédonien avait conquis le monde ? Au même âge, l'enfant de la banlieue parisienne qui a gardé cet accent avait conquis la gauche étudiante - la génération qui entre au PS dans les années 80 et 90.

Depuis petit, quand il ne fait pas de la stratégie politique en développants "plusieurs élements" en respectants "les temporalités", en scrutant les contours de la "modernité" et en étendant sa réflexion et sa curiosité à "l'ensemble de la gauche", il se passionne pour le Tour de France.

Il a gardé de ses années de plomb la froideur et la raideur qui aident à tenir bon face à l'impressionnisme et la rigueur de l'analyse qu'il préfère au commentaire.

Un des rares socialistes avec Henri Weber et Alain Bergounioux à tutoyer la pensée d'un Hegel ou d'un Habermas, à se passionner pour tout ce qui est publié en sociologie ou en philosophie. En 20 ans de militantisme au PS il a publié près d'une dizaine d'ouvrages. Un analyste que les journalistes sollicitent, que les militants écoutent. Que beaucoup copient, que peu dédaignent et que tout le monde écoute. C'est aussi un des rares à s'intéresser aux débats et aux rapports de force qui animent le monde syndical.

Ca provoque assurément une confiance en soi qui contraste avec le pessimisme génétique des anciens d'extrême gauche. Il reste que le personne contribue à donner une image passionnante de la politique : une passion intellectuel, un objet métaphysique, qui ne se réduit ni aux calculs à court terme, ni aux jeux à quinze bandes "pour le coup d'après".

La légende noire

Dans les cercles socialistes, dans la gauche militante et dans une partie de l'opinion, "Camba" agace, repousse, fait fantasmer. C'est qu'il cumule deux péchés originels, une sortie tardive d'une famille honnie du trotskisme. S'il était passé par la très politiquement correct LCR et converti à la social-démocratie dès la fin des années 70, son image en aurait été meilleure car dans le camp socialiste, il y a aussi une étiquette, des bonnes manières. On ne rote pas à table, et on n'est pas lambertiste quand on vient manger le gâteau. Sauf à continuer, comme d'autres, dans un rapport nostalgique plus ou moins mal assumé. Tant il est vrai que beaucoup anciens trotskistes assurent l'avenir professionnel de quelques psys. Quand on sait que la psychanalyse fut condamnée par quelques Inquisiteurs de la Quatrième... "JCC" pâtit de son passé alors que lui l'a bien digéré. Dans une gauche qui lutte contre les discriminations et qui milite pour le rassemblement c'est toujours cocasse. Il pâtit du style des "lambertos", qui n'ont triomphé de personnes et qui doivent donc cohabiter avec l'écrasante coalition des victimes, des concurrents et des opposants. On n'aime pas le machisme - blouson de cuir, culturellement homophobe, viril, exigeant, intransigeant. Quiconque a, un jour, fait les frais d'une confrontation, ne fût-elle que verbale, condamne cette "roublardisme" qui par ailleurs est bien française. La politique de nos jours postule le consensus, elle prétend enterrer le rapport de force. C'était déjà suffisamment lourd pour que les "affaires" ne viennent pas se greffer par-dessus, offrant là, contrairement au reste, une part de vérité puisque la justice a dû se prononcer. Mais elle est passé. Si les textes posent décident de la durée d'une sentence, l'opinion publique, à géométrie variable, aime bien systématiser la perpétuité. Mais contrairement à d'autres, il ne s'est pas dérobé et il a bu la coupe jusqu'à la lie...

Une plume

Cambadray Jean-Christophe est probablement un des auteurs les plus féconds du moment. Au risque d'agacer certains, il livre de manière hebdomadaire son "analyse de la période" ses "quelques éléments sur la situation politique". L'art de la formule, la recherche de la rime, la manie de l'image qui fait sens. Ce n'est pas le style volontairement "branché" d'un Dray, peut-être son meilleur ennemi faussement savant d'un autre ou pompeux d'un troisième. Puisqu'il perçoit la politique comme quelque chose de métaphysique - "il y a une autonomie du politique - elle n'obéit à aucun déterminisme et un contexte ne crée pas automatiquement la situation qu'on prédit, il aime à la décrire en convoquant les références qu'il faut pour que le lecteur y prenne du plaisir en comprenant l'Histoire, la stratégie militaire, la sociologie ou la psychologie. C'est en comprenant les hommes qu'on comprend leurs actes. Il y a aussi cette culture de "l'anticipation". C'est-à-dire qu'une situation donnée peut évoluer sur quelque chose d'autre et qu'il faut s'y préparer.

Bref, un mentor pour quelques uns dont la relation avec lui est libre. J'en suis.

Bibliographie : Pour une nouvelle stratégie démocratique, l'Harmattan, 1986 Pour une nouvelle gauche, Plon, 1996. La France blafarde, (avec Eric Osmond), Plon 1998. Le chuchotement de la vérité, Plon 1998. L'avenir de la gauche plurielle Plon 1999. L'étrange échec Notes de la Fondation Jean Jaurès/Plon 2002. L'éternel commencement : Que faire au Parti socialiste ? Encyclopédie du socialisme, Bruno Leprince 2005.

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La photo avec Dominique Strauss-Kahn a été prise au congrès de Dijon. Elle évoque bien cette complicité ancienne entre les deux hommes. Celle avec Mélenchon comme les autres a été prise par le photographe du PS. Elle a été prise lors des journées parlementaires du PS en 2003. Mélenchon et Cambadélis ont cette même passion de la gauche, excellents orateurs, tout les rassemble et tout les sépare. Même la Méditerranée ! Celle avec Dray est adorable quand on connaît les relations tumulteuses entre deux familles de militants !

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Politique métaphysique?
J'en déduit que Camba, malgré ses grandes qualités, est un mauvais pronostiqueur, et je comprend mieux certains errements de la campagne de DSK.
C'est drôle qu'il parle souvent de temporalité. Parce que c'est justement le timing qui est le plus mal réglé dans cette campagne, à mon avis. On ne doit pas "respecter" la temporalité, pour moi le plus juste c'est de la saisir et de la tordre... Comprenne qui pourra.
Il ne doit pas s'intéresser beaucoup à la science-fiction, le bonhomme.

Mdrr... enfin, restons tout de même respectueux de la camarade... Même si effectivement, on est entrain de se faire devancer. Mais je continue à penser fermement que le fond prévaudra sur la forme.

C'est beau comme l'amitié cette biographie.
Mais c'est trop beau pour être complet.

Jean-Christophe est sans aucun doute un formidable militant, doté d'impressionnantes facultés intellectuelles.

C'est aussi quelqu'un de très dur, qui n'a pas hésité à faire disparaître des générations entières de militants, pour éviter qu'ils ne le gênent dans son ascension au sein du PS.

Quelqu'un qui a subi à deux reprises la condamnation des tribunaux pour avoir trempé dans des histoires pas claires (MNEF entre autres ...).

Alors pour faire la lumière, il faut aussi montrer la part d'ombre.

Pourquoi tu parles de faire disparaitre des génération entières de militants? Il les a mangé? ;)

Bonne question de Julien, Jean-Christophe Cambadélis mange t-il des militants au petit déjeuner ? ou est-il magicien ? Sans doute Mozart lui, a mangé un clown !

J'avoue tout, mes opposants de l'Unef sont dans la cave de la rue Rébeval depuis 25 ans ! Ils sont pas très frais !

Pour le reste G Drut a bien été amnistié par Chirac et Juppé revient. Alors on va pas faire tout une histoire avec 1 emploi fictif ! La gauche aussi a droit à son quota.

Attention, faut pas me chercher parce que Zidane c'est un guignol à côté !

Bel article, je me suis enfilé pendant mon été "les lambertistes", bouquin dont Camba est un des piliers... en tant que protagoniste.

Pierre, je te connais mais tu ne me connais surement pas. J'ai 21 ans et on s'est rencontré en juin 2003. Après avoir mangé avec les verts lors du contre sommet d'annemasse nous avons été alerté par l'iminence d'une attaque des altermondialistes, plus à gauche mais moins démocrates que nous...
Une cinquantaine de table rentrées en deux minutes, une impression de siège médieval, les gazeuses, les coups, les faux journalistes qui te demande pourquoi tu te défends face à des gens qui ont forcémment raison. des parpaings, des bombes à pisse et des tomates d'un côté, tes gants en kevlar et ton blouson de cuir de l'autre avec éric aux cammandes... Là je me suis dis que l'on ne rigolait plus. bon j'ai quand même passé la nuit en garde à vue parce que les flics m'ont pris pour un anar mais bon...

Beaucoup de respect et bonne continuation camarade.

Jules Aimé de Poitiers

Il manque la part d'ombre...

L'histoire de la MNEF a fait mal à la gauche et pas seulement à ceux qui se sont enrichis plus ou moins directement et personnellement.

JC C parle tres bien ( au RDV des politiques ce 17 mai par ex;) et pourrait me convaincre MAIS reste ,en effet, la part d'ombre qui me désole et par dessus laquelle je ne me resouds pas à passer "Le foyer Commanderie a été construit en 1977 le long du périphérique. Géré par le Bureau d'aide sociale de la Ville de Paris devenu Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris. Il a ensuite été géré par l'ALPI une société crée par un ancien membre du Front National. Cette société dans laquelle Christophe Cambadélis fondateur du «Manifeste contre le Front National» bénéficiait d'un emploi fictif pour lequel il a été condamné a fait faillite suite à de nombreuses malversations laissant factures d'eau et d'electricité impayées et foyer dans un etat déplorable."
Trés dommage...

Tres intéressant
et il fallait l'avoir rédigé.

Merci !

le Belge

beau billet.et il m'a appris pas mal de trucs

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