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La musique de Michael Jackson pour les ignares

La carrière musicale de Michael Jackson court sur quarante ans. Indéniablement, il y a beaucoup de perles et quelques trucs à oublier et des morceaux incontournables.

La carrière solo a commencé dès 1971 avec titres caractéristiques pour l'époque. Ben, une chanson à propos d'un rat. Rockin' Bobbin', un petit boogie woogie très amusant et ma préférée, I wanna be where you are. Une composition de Leon Ware reprise aussi par Willie Hutch et Marving Gaye dans un interlude en 1976. Cette chanson a été choisie comme générique du film Nos meilleures années. Bien sûr, c'était aussi, avant tout, l'époque des tubes avec les frangins. Les Jackson Five avec I want you back, ABC et The love you save. Autant les paroles que la structure mélodique sont inspirées de contines et de propos enfants. A l'époque, d'autres fratries prépubères squattaient les hit parades américains. Les Jacksons sont les seuls à ne pas être tombés dans l'oubli. Et pour cause, ils ont continué. En 1975, un autre album solo de Michael est encore sorti chez Motown avec des chansons comme One day in your life. Il faut aussi aujouter à cette période, la jolie With a child's heart. Les Jackson Five ont interprété quelques autres tubes comme le légendaire Dancing Machine où l'on voyait Michael faire le robot, pas de danse très à la mode à l'époque, mais qu'il a perfectionné. Il y a aussi Get it together avec son chorus à la sauce reggae. Il faut ajouter la reprise des Supremes Forever came today, le ravageur Body language et le bluesy Who's loving you repris plus tard par Terence Trent d'Arby. Parmi les curiosités nombreuses, il y a Zip a dee doo dah, enregistré en 1968 et les choeurs fournis à Stevie Wonder en 1974 pour You haven't done nothing. La collaboration s'est poursuivie en 1980 lorsque Michael fit parti à nouveau des choristes pour All I do, deux ans après avoir interprété sur Off the Wall, I Can't help it, une composition de Stevie Wonder. Enfin, évidemment, en 1987, les deux compères sortirent un album la même année. Characters et Bad. Sur les deux albums, un duo, dont on dit à l'époque qu'il fut enregitré en "over dub", c'est-à-dire sans que les deux chanteurs ne soient ensemble dans le studio...

En 1976, les Jackson Five quittent Motown pour Epic, un label qui appartient alors à CBS qui a aussi sous contrat le célèbre duo Gamble and Huff qui produit ce qu'on appela le son de Philadelphie, Philly. Ils produisaient les O'Jays, Harold Melvin and the Blue Notes ou encore Billy Paul. Motown étant propriétaire du nom du groupe, et Jermaine ayant épousé la fille du boss, le groupe va désormais s'appeler The Jacksons. La première composition de Michael Jackson, Blues away est présente sur l'album qui sort cette année là et donc les titres que l'Histoire a retenu sont Enjoy Yourself, Show you the way to go. Il y a aussi Keep on dancing, que les cinq frères ont changé dans une émission de variété française, présentée par Joe Dassin. l'intro de ce titre est excellente... En 1977, Goin' Places sort avec des titres moyens, mais on peut retenir Different kind of lady, le pacifique Man of War ou le dansant Jump for joy.

Destiny est l'album le plus connu pour cette période. Bien sûr, le génial Blame it on the boogie, mais aussi la chanson éponyme, une jolie ballade et Shake your body. La même année, Michael participe au tournage de l'improbable The Wiz. Une version "black" du Magicien d'Oz avec Diana Ross dans le rôle de Dorothy. il y avait aussi Richard Pryor et Bill Cosby. Réalisé par Sydney Lumet, les arrangements musicaux furent signés Quincy Jones. Si le génial producteur détesta faire ce film, ce fut pour lui l'occasion de rencontrer Michael Jackson. De The Wiz, on peut retenir le rigolo Ease on down the Road, un duo avec Diana Ross pour qui il composa l'excellent Muscles.

Jones produisit Off the Wall. Il avait déjà à son actif les Brothers Johnson et leur fameux Stomp sorti en 1978 et c'était juste avant Give me the night de George Benson. Aussi retrouve-t-on sur ces albums une dream team de musiciens et de compositeurs qui étaient incontournables à l'époque. Parler des succès de Michael Jackson sans parler de Rod Temperton est une hérésie. Rod Temperton était le leader du groupe disco Heatwave qui comme KC and the Sunshine Band était un group de blancs. Temperton qui portait une moustache à la Tom Selleck composa notamment... Thriller. Avec la section rythmique d'Off the Wall que l'on retrouve partiellement sur Thriller et Bad, il n'y a presque rien à jeter. L'album Triumph et avec les Jacksons et la tournée a permi, comme le Victory tour de promouvoir le groupe et l'artiste en solo. Triumph contient bien évidemment Can you feel it qui contient déjà les éléments de science fiction, de prophétie et de sauveur du monde ou de messager de paix qu'affectionnera Michael Jackson. Star wars est sorti en 1977, la même année que Rencontres du troisième type. Lucas, Spielberg et Jackson sont amis - "Si E.T. était réel, il serait venu chez Michael" dit Spielberg qui enregistra un disque pour enfant avec le chanteur. Lucas fut impliqué dans Moonwalker en 1988 qui était diffusé dans les parcs Disney. En attendant, Triumph contient aussi Everybody, qui sonne comme un lointain cousin de Get on the Floor d'Off the Wall. Le très doux Time waits for no one et l'excellent "This place hotel" qui en fait s'appelle Heartbreak Hotel, mais qui n'a rien à voir avec le titre d'Elvis.

Sur Victory, c'est très daté. La pochette est dans la tendance "spatiale" de l'époque comme en attestent aussi les costumes des groupes funk du moment. L'album est plus rock que funk, la preuve avec State of schock, un duo avec Mick Jagger. Torture a été un succès à l'époque, ainsi que Body. Be not always est un pur produit "MJJ".

Sur Thriller, tout a été déjà dit et écrit. Ici même d'ailleurs. 100% pur bonheur... Bien qu'il fut un créateur, Michael Jackson a aussi pris des libertés ou fait des emprunts. A Soul Makossa dans Wanna be startin' somethin' qui va ouvrir les concerts, mais aussi à Ya mo be there plus tard dans Smooth Criminal.

Comme tous les collégiens de 6e, nous avons appris en cours d'anglais We are the world. Personnellement, j'ai encore des frissons en écoutant cette chanson qui reflètent bien le climat de l'époque. Les années 80, la génération morale, l'humanitaire comme nouvel horizon pour l'engagement politique.

A partir de Bad, Michael Jackson envoie des messages à une presse qui fait ses choux gras des informations sur son mode de vie. Du caisson d'oxygène aux mœurs bizarres, la légende autour du personne fait recette. Sur Bad, il chante en duo avec une des trouvaille de "Q", Siedah Garrett, comme Patti Austin avant sur Off the Wall. l'album est plus inégal, Speed demon n'a pas grand intérêt. Mais tout aussi éclectique que Thriller sans toutefois en avoir la puissance. Cela dit, l'aérien I just can't stop loving et le gospelisant Man in the mirror sont bien agréables. Bien sûr, The way you make me feel, Leave me alone et Another part of me furent les grandes tubes ainsi que le "heavy" Dirty Diana...

En 1989, les frères Jackson se sont réuni pour un album, 2300 Jackson street, titre sur lequel toute la famille chante.

En 1991, Dangerous fut le dernier grand disque de Michael Jackson. Après cela, les disques furent plus rares et plus anecdotiques avec aussi bien dans les clips que dans les titres, un air de déjà vu. Le monde avait tellement changé. Les tendances musicales de la soul étaient d'ailleurs au retour aux sources, aux racines des années 60 et 70 durant lesquelles, visiblement on avait produit le meilleur. Il était impossible de faire mieux que Thriller. La vie privée du chanteur pris le pas sur le reste et la musique ne permit pas de relativiser. Probablement que Childhood, You rock my World et You are not alone sont les meilleurs titres de la dernière période. La magie des premiers temps fut probablement trop forte pour durer si longtemps. Le public était probablement passé à autre chose et, du reste, à l'instar d'autres célébrités, il arrive un moment où on est aimé pour ce qu'on a été.

Il semble que le "momentum" qui existe en politique doit avoir un lointain cousin dans le monde des arts. Les nouveaux albums ne convainquent pas et seuls les classiques sont demandés. James Brown, par exemple, proposait un show composé de classiques. Le public était ravi, pourtant les nouveaux albums qu'il sortait dans les années 90 n'était pas géniaux, c'est le moins qu'on puisse dire... Finalement, c'est peut-être le signe que personne ne voulait autre chose qu'un arrêt sur image alors que la bande son continue.

Iréel

Plusieurs personnes rencontrées aujourd'hui ont raconté qu'elles avaient vu des jeunes de vingt ans voire moins, tristes d'apprendre la mort de Michael Jackson. Certains, en larmes. Quelle époque vivons-nous où James Brown, Isaac Hayes et maintenant lui, nous quittent comme cela !

Il y a de quoi être fier d'avoir grandi avec sa musique. En 1982 nous avions 10 ans. En Martinique la télé était encore à l'âge de pierre et nous avions des bribes de cette "jacskonmania" qui commençait à secouer le monde. Avant d'avoir suffisamment d'argent de poche pour nous payer les disques, nous faisions avec les moyens du bord : enregistrements de cassettes de fortune, duplications, recupération avec des astuces de fortune le son de la télé... D'ailleurs, beaucoup de ces enregistrements vaudraient de l'or puisqu'ils sont rares. Comme le concert de 1975 à Mexico ou les images de la tournée de 1987-1988...

Alors que le monde va célébrer les 40 ans des premiers pas de l'homme sur la lune l'inventeur du moonwalk s'en est allé dans les étoiles. Ironie quand tu nous tiens...

A l'écart de l'avalanche de réactions et de commentaires, la plupart des gens ont eux la même idée, la seule qui vaille, écouter sa musique. Une musique autant visuelle que sonore. Visuelle avec ce corps qui donne le sentiment d'être complètement désarticulé et capable de toutes les audaces physiques au service de la danse, un vrai paradoxe pour ce personnage qui n'incarnait pas la puissance virile... Mais cette dimension androgyne a toujours existé dans la musique afro-américaine. Dans les groupes de doo wop et de rhythm and blues, il y a toujours eu un chanteur à la voix de fausset. Michael Jackson, bien qu'il révolutionna la musique populaire contemporaine, puisait dans les grands classiques. Il cultivait cette dualité si typique de la musique afro-américaine. L'inspiration du gospel - sa famille appartenait à l'église des Témoins de Jehova et l'attraction pour le "côté obscur", la "musique du diable" comme on dit... C'est ainsi que dans tous ses albums solo à partir de 1987, il y a une chanson "inspirée" comme le faisait depuis longtemps Stevie Wonder. Par exemple Man in the Mirror où l'on retrouve la chorale d'Andraé Crouch ou bien Will you be there sur Dangerous.

De l'autre côté, Thriller a frappé les esprits tant par la perfection qui pour l'époque était révolutionnaire, alors que de nos jours, même avec la banalisation des effets spéciaux dont on pouvait d'ailleurs percevoir les excès dans ses derniers clips, reste un chef d'œuvre inégalé.

La dualité était aussi sexuée car ce côté androgyne a toujours été fréquent. De Little Richard à Jimmy Scott sans oublier bien sûr Prince, le flou entre la virilité d'un côté et la féminité de l'autre était entretenu. Pour le coup, alors que la musique noire venait de connaître avec la révolution de la soul des années 60 et 70, l'affirmation de l'Homme ou de la femme noir, et que les rappeurs entrenaient une forme de machisme ou que des crooners comme Luther Vandross ou Teddy Pendegrass régalaient ces dames, un frèle jeune homme venait tout bousculer.

La dualité était bien sûr raciale. Michael Jackson fut, pour notre génération, un héros noir alors même que déjà, en 1983-1984, la polémique était là sur les opérations de chirurgie esthétique... Quincy Jones a dit de lui qu'il avait montré jusqu'où un noir pouvait aller. Pour le coup, il a incarné, volontairement ou non la contradiction inhérente à l'homme noir à l'épreuve du "monde des blancs" : être soi-même tout en subissant une crise identitaire récurente. Michael Jackson est un enfant de l'écurie Motown - deuxième époque. En 1969, le studio de Detroit vit ses dernières heures. Bientôt, tout le monde déménage à Los Angeles. Motown a toujours été moins "roots" que Stax et il est vrai que les Jackson Five sont un groupe d'enfants pour les enfants. certes, ils reprennent les classiques de l'époque dont le génial People make the world go 'round des Stylistics, mais ils ne feront jamais vraiment de chansons engagées avant We are the world. D'ailleurs, quand le groupe quitte Motown en 1976, le disco a déjà démarré...

Michael Jackson joue avec des musiciens de tous bords. Lui et ses frères ne sont pas des intégristes du funk contrairement à Kool and the Gang. Pour Triumph, Victory et Thriller, il joue avec les musiciens de Toto, Mick Jagger et Paul McCartney. Mais son succès, parce qu'il est noir, en fait un héros alors que nous sommes dans les années Reagan. C'est l'époque d'Arnold et Willy. On revendique moins, mais d'une certaine manière, on s'installe. Jesse Jackson est candidat aux primaires démocrates et il écrit des pages d'histoire en 1984 et 1988. Le Cosby show bat des records d'audience...

Le chanteur qui a longtemps noué une amitié très forte avec Diana Ross, est ami de Tatum O'Neal et Brooke Shield. Il est l'ami des stars. Avant lui, seul Sammy Davis avait réalisé ce "crossover". Il s'approprie en réalité ceux qui ont fait de Hollywood cette usine de rêve, Cary Grant, Marlon Brando et bien sûr, Liz Taylor. Mais dans les années 90 et 2000, il n'a jamais raté une occasion de faire des trucs avec des grandes stars noires du moment : Spike Lee, Eddie Murphy, Magic Johnson, Michael Jordan ou encore Chris Tucker...

La dualité qui est bien sûr la plus connue et la plus controversée est celle qui opposa l'enfant à l'adulte. La voix sembla ne jamais muer... En tout cas, il chanta toujours dans le même registre, ce qui fit d'ailleurs partir en conjecture une certaine presse qui ne lâcha jamais sur les opérations chirurgicales, les manipulations du père etc... Il est vrai qu'en comparaison avec ses frères, l'avant dernier garçon fut toujours le plus frêle. A l'instar d'un Prince qui fut une sorte d'alter ego ou de rival dans les années 80, il ne fut jamais un mâle velu, sauf quand il se transforme à la pleine lune... Il n'y eut que Thriller d'ailleurs pour choquer les bons chrétiens car Michael Jackson ne fut jamais un vrai méchant. Alors que le Kid de Minneapolis heurtait les bonnes mœurs de l'Amérique néo-conservatrice... La polémique fut telle, que Michael Jackson inséra en prologue du clip qu'il ne croyait pas dans les sciences occultes. De tout temps, les esclaves mélangeait cultes africains, sorcellerie et bondieuseries pourtant  et Screamin' Jay Hawkins en fut un des derniers témoins avec son célèbre Henry, un crâne monté sur une canne...

Si dans les années 70 et début 80, il fut dans le classique, côté look, il ne suivit jamais la tendance "black". Il avait imposé un style vestimentaire très inspiré des années 50 et bien sûr, de la pègre...Ce hors mode, on le recopiait quand on allait en soirée... Bien sûr, on n'oserait pas les chaussettes blanches de nos jours !

Iréel ! Eh oui... Encore et encore. Il est mort comme il a vécu, en secouant le monde.

Gone too soon...

Une fois n'est pas coutume, avant-hier soir, nous regardions MTV qui diffusait une série de clips de Michael Jackson et j'ai fait la même chose hier soir sur Youtube après avoir vu un décapant épisode de South Park dans lequel il apparaît également. Ce matin, le réveil a été aussi dur que l'orage de cette nuit. " Michael Jackson est décédé ". C'est encore iréel, mais on imagine ce que cela signifie. Toute une génération vient de perdre une icône. Les années 80 c'est fini. La musique ne sera plus jamais la même. Ce drame secoue le monde comme avant lui, la mort d'Elvis. Il y a des ressemblances d'ailleurs...

Un gant serti de diamants, un pantalon court, des chaussettes blanches, des mocassins noirs... Nous avons donc grandi avec ce curieux personnage. On se disait qu'il était difficile de l'imaginer quinquagénaire et bien pour le coup... Alors que les papys du rock, du blues et de la soul classique vieillissent bien à travers quelques jams dans quelque juke joint, Michael Jackson était devenu une étoile de la musique moderne avec sa technologie poussée jusqu'au bout durant une période. Nous savions qu'entre 1982 et 1991, chaque nouveauté de sa part était une innovation.

Né le 29 août 1958 à Gary, Indiana, il avait commencé à enregistrer de la musique avec ses frères dès 1964. La famille de Joseph et Katharine Jackson était grande et tout le monde y faisait de la musique, sous l'autorité d'un père intransigeant. En 1968, Après un passage à l'Apollo, Gladys Knight présente le jeune groupe à Berry Gordy qui les signe sur son label, Motown. Avec the Corporation, un groupe de compositeurs, Michael, Tito, Jacky, Germaine et Marlon enregistrent tubes sur tubes entre 1969 et 1975. Leur succès est tel qu'un dessin animé en fait des personnages de TV. En 1976, les Jackson Five quittent Motown pour Philly puis en 1978, Michael Jackson rencontre Quincy Jones sur The Wiz. C'est le début de la collaboration qui accouchera de Off the Wall, Thriller et Bad. Les records sont atteints : des dizaines de millions de disques, des dizaines de récompenses et l'explosion sur le petit écran avec l'utilisation de ce qu'on appelle encore "vidéo-clip". Rock with you, Thriller, Beat it, Billie Jean, Bad, the Way you make me feel, Dirty Diana, Smooth Criminal, Leave me alone... Bien sûr, il faut ajouter We are the World...

Les longues années qui s'écoulaient entre la sortie des disques étaient utilisées pour des papiers peu innocents concernant sa manière de vivre, ses extravagances et ses manies. Pour le coup, avec une carrière commencée à l'âge de 6 ou 7 ans...

Dangerous fut le dernier grand disque, en 1991. Par la suite, les succès furent moindre, les scandales plus nombreux et les dettes plus lourdes.

Instinctivement, ce qui restera, c'est le meilleur de Michael. De la saga des Jackson Five aux dernières notes de Bad. Ses pas de danse, avec le fameux Moonwalk, qui furent une synthèse de Marcel Marceau, Fred Astaire, Gene Kelly, Cab Calloway et de Samy Davis, sa musique dans laquelle il passa de l'enfant à l'androgyne puis au chanteur à la voix rocailleuse... Pour qu'il y ait Michael Jackson, il a fallu Jackie Wilson et surtout James Brown.

Il avait su rassembler souvent ce que la musique américaine produisait de mieux comme en témoigne le personnel sollicité dans les sessions des années 80.

Il a fait aimer le funk à ceux qui ne juraient que par le rock et il a initié les amateurs de funk au rock. Ces dernières années, il n'était plus vraiment parmi nous déjà et il fallait regarder avec délices ses vidéos pour revivre la magie. C'est pourquoi, il ne mourra jamais vraiment...

Face à l'obscurantisme, il ne faut pas se voiler la face

La polémique en cours sur le port de la burqa et du niqab est bien française. Ou comment s'empailler sur une débat relativement consensuel et faire de la mousse sur un sujet déjà cadré par la loi et la raison.
Le voile est une tradition que l'on retrouve d'ailleurs dans tout l'orient et la Méditerranée depuis la nuit des temps et dans toutes les religions. Dans le Coran, une sourate indique la nécessité pour les femmes de se couvrir la tête. Mais elle est tellement générale, que son interprétation a été poussé très loin par des gens qui, souvent, partageaient l'idée qu'il n'y a pas d'égalité entre femmes et hommes.

La burqa et le niqab, ces "plus que voiles" qui couvrent tout le corps, sont imposées dans les versions les plus radicales de l'islam. Faut-il dissocier la burqa et le niqab d'un côté du voile - hijab ou tchador de l'autre ?

La France est un des rares pays d'Europe où le débat est autant passionné. Dans les écoles, le port du voile est interdit. Dans les services publics, en général, il n'est pas porté.

Je suis opposé à l'idée d'une loi spécifique, comme j'était opposé à la "deuxième loi", celle de 2003 car je pense qu'il s'agit de lois de circonstances alors que les lois de la République sont suffisantes pour "encadrer" le sujet. En outre, ironie ou absurdité politique, cette polémique intervient quelques jours après la loi sur le "port de la cagoule" qui est elle aussi inutile, et la crise politique qui sévit en Iran où le régime que actuel trouverait un argument en or dans la dénonciation d'une "nouvelle loi islamophobe"... Mais revenons à l'essentiel.

Si la République était forte, la polémique ne durerait pas si longtemps et on n'irait pas dans le n'importe quoi.

Tout citoyen doit pouvoir justifier de son identité. C'est pourquoi depuis longtemps le port de vêtements qui couvrent le visage et la tête dans l'espace public et, en particulier sur les pièces d'identité est interdit. On se souvient de la polémique au cours de laquelle Bernadette Chirac avait intercédé pour qu'une religieuse puisse poser tête couverte sur une photo d'identité...

D'ailleurs en Italie, en vertu de lois antiterroristes, le voile n'est pas autorisé.

Comment peut-on accepter décemment d'ailleurs le port de ce signe qui n'a rien de religieux ? C'est une négation de la personne humaine et si c'est religieux, où est-il écrit que Dieu recommande de cacher sa création ? La République s'est construite sur l'idée de l'affirmation de l'individu face à toute forme d'oppression. S'imagine-t-on sortir de manière à cacher son visage ? Et pour quelle raison ? N'est-ce pas là un signe d'aliénation ? Ces principes passent pour évidents et on a envie de dire qu'il n'y a même pas à discuter...

Ceux qui veulent débattre de la burqa veulent aller plus loin car si on considère que l'interdire c'est de l'intolérance, cela nous conduira à rogner sur nos propres principes... "L'Occident" n'est peut-être pas parfait, mais les femmes n'y sont pas ni inférieures ni en danger... Elles ont des droits et le devoir de se battre pour qu'ils soient respectés. Cela n'a pas toujours été ainsi certes, et il y a encore de beaux restes, si on peut dire, mais l'égalité ne se voile ni ne se brade.

Mandat un1que. Once again

Je viens de signer la pétition pour le mandat unique. Il y a un an, j'avais développé dans un billet la raison pour laquelle ce combat me paraissait juste. les cyniques diront : " une pétition de plus, décidément, c'est le nouveau truc à la mode au PS ". Et alors ?

Les européennes passées et les régionales à venir confirment l'urgence de ce combat. En lisant les bulletins de vote reçus lors des élections du 7 juin, on ne pouvait qu'être frappé par le nombre impressionnant de cumulards sur quasiment toutes les listes des grands partis.

Le PS serait tenté de ne rien faire, par crainte de ne pas parvenir à l'imposer à ses élus. Mais ne pas mener le combat c'est non seulement s'assurer de le perdre, mais en plus, c'est admettre que la rénovation du PS s'arrête là où commencent les intérêts des "grands élus" porteurs de mandats...

Si le PS, avec toutes ses lourdeurs était capable de réussir cette audace - en commençant par interdire à ses candidats aux régionales de cumuler, si quelques dirigeants donnaient l'exemple en se défaisant du mandat de trop, cela serait un vrai signe de courage et de volonté.

Tribune de la rénovation : Peut-on rénover le Parti socialiste ?

A entendre les critiques de tout le monde, j'en viens à me poser cette question. Le PS est-il "rénovable" ? Il est tellement fréquent d'entendre les complaintes et les insatisfactions de "observateurs" qu'il faut être bien malhonnête pour ne pas reconnaître qu'en plus des critiques légitimes, de gens déçus ou insatisfaits, il y a aussi des comportements masochistes et d'enfants gâtés, consommateurs râleurs et zappeurs de la politique. Car il faut l'avouer, il n'y a pas d'un côté le cimetière des éléphants rue de Solférino et "les vrais gens qui eux ont tout compris". Les vrais gens, en l'occurence, on voté pour Sarkozy en 2007, pour la gauche en 2008 et pour Cohn-Bendit parfois en 2009. En vérité, il est difficile de faire de la politique avec des idées durables dans une société de consommation immédiate.

Pour l'avoir souvent écrit ici, je sais bien aussi que le problème ne vient pas que d'un électorat stratège ou capricieux. Il vient d'une déconnexion très dommageable pour la démocratie entre lui et les partis politiques - ces derniers s'en remettant bien souvent aux médias pour faire passer leur message ou valoriser leur image. Or les médias sont eux aussi devenus des acteurs politiques à part entière - dictant ou inspirant - les comportements et définissant castings et scénarios, toujours en quête d'une "happy end" qui ne vient pas toujours comme prévu.

Le PS, s'il n'est pas rénovable, mourra de sa belle mort, mais pas tant que des élus bénéficieront de sa force propulsive. D'ici là, l'Histoire a de belles pages blanches devant elle. Aux militants de les écrire. Ils sont mieux placés que d'autres...

Encore quelques réflexions sur le résultat des Européennes

La droite restera donc majoritaire au Parlement européen. Mais elle se durcit. La gauche, même rassemblée ne n'est pas majoritaire, sauf à dépendre... les libéraux. Une droite dure car l'extrême droite perce un peu partout. Elle double ses voix en Autriche, elle fait un résultat important en Finlande, en Hongrie, en Roumanie, en Grande-Bretagne et elle est même la deuxième force aux Pays-Bas... L'Italie n'est pas en reste. Malgré le caractère choquant du berlusconisme, la gauche reste faible et le cavaliere invincible.

Par delà les analyses désormais classiques sur le fait que les enjeux n'étaient pas assez perceptibles et que ce sont les questions nationales qui se sont imposées dans la campagne, d'autres réalités sont à noter. Sur fond de crise, la demande de régulation s'est exprimée en demande d'ordre car la crise économique génère du désordre social et les questions de sécurité et d'immigration sur lesquelles la droite surfe font toujours recette notamment lorsque la gauche n'a pas d'alternative.

Tous les modèles de social-démocratie ont été sanctionnés si on regarde d'un peu plus près. Les plus à gauche, en Belgique, les plus à droite, ailleurs, les plus populistes, les plus classiques, les plus archaïques, les plus modernistes... Ce que l'on voit aussi c'est que la contestation de gauche de la social-démocratie s'exprime soit par l'absention, soit par le vote écolo. Mais partout, l'abstention est forte. Il faut donc aussi regarder les comportements de ceux qui sont allés voter. A l'évidence il s'agit là d'une frange de citoyens consciencieux, d'électeurs fidèles et de militants. Cette catégorie est "conscientisée". Elle a donc fait un choix.

Au risque de passer pour un odieux populiste élitiste et ennemi de la démocratie, je pense que l'on peut déceler des comportements curieux chez les électeurs socialistes. 40 % de ceux qui votent pour le SPD ne se sont pas déplacés. En France, ils ne se cachent pas pour dire qu'ils ont voté "Europe écologie". Et certains ont d'ailleurs probablement, à un moment ou à un autre, participé à la campagne du Parti socialiste... Il y a donc eu une intention assumée de ne pas voter socialiste et pas forcément par déception ou par incapacité de "percevoir le message du PS". Bien sûr, ceci, comme l'idiote polémique sur le bulletin de vote, n'explique tout dans le résultat, mais il faudra bien qu'un jour on se penche sur cet électorat stratège qui, par temps d'abstention, pèse si lourdement sur une élection.

On n'y est pas encore

Les sondages avaient prédit une défaite du PS, elle est plus grave qu'annoncée. Il faut attendre les derniers résultats et laisser passer un peu de temps, mais les premiers éléments que l'on a permettent de dire quelques mots. D'abord, notre défaite est pas seulement à l'échelle du pays. Si on met de côté la Slovaquie, la Grèce, la Suède, le Danemark et Malte, les sociaux-démocrates sont battus partout et notamment dans les pays où ils avaient l'intention de soutenir Barroso. Il n'y a donc pas sur ce point, d'exception française.

Mais la situation française est implacablement dure. Le pouvoir sort renforcé. La gauche paye ses divisions et le centre n'a, une fois encore, pas convaincu.

Le Front de gauche réussit son pari de devancer le NPA qui a cessé d'être un parti sympa. L'intransigeance sectaire de Besancenot n'a eu aucune chance face à la générosité libertaire des écologistes qui, en montant une liste qui débordait Les Verts a permis de ne mettre en avant que les aspects positifs des écolos. L'appareil du parti a été mis au rencart, les grandes figures, sévèrement ignorées et la notoriété du trio Dany, Joly, Bové a fait le reste. Un casting savamment étudié pour séduire, ce qui constrastait avec les autres listes. Il y avait aussi une forme d'exotisme dans ce vote alors même que sa base électorale était solide. Des couches qui votent habituellement aux européennes et qui, déçues par le PS et par le Modem se sont retrouvé dans un vote à la fois protestataire et bien pensant. Mais les écologistes, à moins d'évoluer comme les Grünen allemands, n'ont pas la capacité organisationnelle, ni la culture partisane pour exploiter sur la durée, leur succès historique.

Le Modem a chèrement payé l'obsession présidentielle de son président et notamment les dérapages populistes devant la France entière deux jours avant le vote. Le Modem, par son côté insaisissable n'a pas convaincu des électeurs de gauche qui, en votant pour les écologistes, avaient conscience de moins trahir leur camp.

L'UMP réussit son pari de surfer sur la démobilisation et la dépolitisation. Schéma classique, par temps de crise, les gens votent d'abord pour les partis de l'ordre jusqu'à ce qu'une opposition de gauche crédible surgisse, légitimée par la crise des partis conservateurs en place - or, l'UMP n'est pas en crise. Les abstentionnistes et ceux qui n'ont pas cherché à renforcer l'opposition à la droite ont donné carte blanche à Sarkozy. On les retrouvera probablement dans la rue dans quelques semaines...

Reste donc le PS, ébranlé par la défaite et inquiet par les effets à venir de cette défaite. On agitait les épouvantails de 1994 ; pour le coup, c'est le plus mauvais résultat du PS aux européennes depuis cette terrible époque. Mais le PS de 2009 n'est pas celui de 1994. Il est fort au niveau local - même si dans des villes comme Toulouse, Paris, Lyon ou Dijon, ou Clermont le score est sans appel. Les statuts du PS protègent Aubry contre les velléités de putsch. Nul doute qu'entre les petites phrases assassines et les papiers cachant mal le désir de la presse d'assister à une nouvelle foire d'empoigne, il faudra tenir.

Pourquoi le PS a-t-il perdu ? Pour une fois, ce n'est pas une question d'orientation. Le programme était bon. Pas assez diffusé très certainement. Le PS a eu du mal à s'imposer. Ayant contre lui les médias qui nourrissaient l'indifférence, il n'a pas réussi à mobiliser ses militants en masse pour se substituer à la presse dans le contact avec la population. Il y a eu, à certains niveaux - ni à la base, ni au sommet, une forme de nochalance. Un peu comme si, finalement, l'Europe ne valait que pour la forme. Mais le PS n'a pas perdu à cause "seulement" des médias. Les défaits de Reims n'ont pas toujours su mettre leur rancœur de côté et cela a rejailli sur le reste. Une infusion tardive de la campagne dans l'ensemble du Parti également et, peut-être, une organisation trop dépendante de l'envie et pas assez d'une forme de "devoir".

Il faudra identifier les causes et chercher les remèdes plutôt que les coupables. Il en va de l'avenir d'un parti qui est la seule alternative au conservatisme.

Merci aux héros du 6 juin 1944

Il y a des moments où l'Histoire fait sens et le "6 juin" en fait partie. J'appartiens à une génération qui est née avec la contestation de la guerre du Vietnam et qui a manifesté contre les guerres en Irak. Je me souviens de l'intervention à la Grenade en 1983, autant d'événements qui nous font dire que l'armée américaine n'a pas toujours livré les bons combats. Elle ne fut pas la seule. Et puis bien sûr, il y a eu le 11 septembre et oui, en effet, même en se souvenant du 11 septembre 1973, nous avons tous été solidaires des victimes civiles de ce jour-là...

Nos pères sont parfois né pendant la deuxième guerre mondiale. Avec eux, nous ne loupions jamais les rediffusions des grands films hollywoodiens comme la Grande évasion et bien sûr, le Jour le plus long. Autant dire que tous les combats pour la libération de notre pays, même filmés en technicolor, tiennent une place toute particulière. Avec l'engagement politique, qui a permis d'être plus lucide, nous avons le plus grand respect pour les héros de la liberté, nos résistants ici et les anciens combattants.

Enfant, je dévorais les textes publiés dans la sélection du Reader digest qui évoquaient des épisodes de la seconde guerre mondiale. Ces histoires secrètes sur le résitants norvégiens qui firent sauter l'usine de Norsk Hydro où les nazis fabriquaient l'eau lourde (oxyde de deuterium) pour la bombe antomique, l'affaire Ciceron, les préparatifs du débarquement...

Incollables nous étions, garçons férus d'histoire sur les uniformes, l'armement, l'aviation. Les détails du plan Overlord n'avaient plus de secret - Avranches, Hérouville, Saint-Lô, Ouistreham, Sainte-Mère Eglise, la pointe du Hoc étaient notre pays...

Le film de la Fox, le Jour le plus long, mais aussi The Big red one, qui préfigure le choc Spielberg, n'avaient pas de secret. Malgré la dimension spectaculaire - on aurait dit "blockbuster" de nos jours - le sacrifice et la sauvagerie des combats n'étaient pas minorés. D'une certaine manière, le ballet des stars était un lointain écho au fait que toutes sortes d'hommes furent jetés dans la furie de la bataille, devant faire front : "vous tiendrez, jusqu'à ce qu'on vous relève".

Ironie, je n'ai jamais visité, adulte, les plages de Normandie...

Le cinéma a beaucoup fait pour la mémoire, mais personne n'est plus éloquent que les vétérans eux-mêmes ou les témoins de cette histoire.

Le débarquement est un événement symbolique et un temps fort de l'amitié franco-américaine, mais les libérateurs venaient aussi de l'intérieur. Verlaine rythmait les préparatifs et les sanglot longs de l'automne donnèrent à cet été là des couleurs qui n'étaient enfin plus, feld grau.

Nous vivons une époque formidable où la guerre est lointaine, enfin, au bout de la zapette, ailleurs et parfois dans l'indifférence et l'horreur. Si l'Europe a réussi à construire un espace politique pour une paix durable, il est juste que la deuxième guerre mondiale ne serve pas de leçon uniquement par ici. Voilà pourquoi l'action politique en faveur de la paix ne doit jamais cesser. La vraie liberté, c'est celle dans laquelle il n'y a plus de guerre.

Européennes 2009 : pourquoi les autres ne sont pas à la hauteur

L'UMP les conservateurs veulent conserver la majorité au Parlement en promettant de changer de politique. Ils avaient tous les leviers pour le faire, ils ne l'ont pas fait. Comment pourrait-on leur faire confiance ? La droite française se cache bien de ses liens avec Berlusconi ou les plus ultra des libéraux et des conservateurs du reste de l'Europe. Elle est sécuritaire, cynique et, face à la crise, elle a démontré son impuissance. L'UMP a eu du mal à boucler ses listes, elle utilise les moyens de l'Etat pour faire campagne. Pour les ministres, le Parlement européen semble être une punition. Afin de faire diversion, on utilise les mêmes ficelles en mobilisant les copains qui "tiennent" les grands médias avec cette avalanche de faits divers plus sordides les uns que les autres. Afin d'amadouer l'électeur, on met en avant Merkel et Sarkozy en couple franco-allemand moteur. Pourtant, depuis deux ans, ce moteur a accumulé les couacs.

Puisqu'il faut aller à l'essentiel, voici ce qu'il faut retenir en ces dernières heures de vote.

L'UMP fait dans le service minimum. Lamassoure, député européen sortant fixe l'importance du vote de dimanche car pour lui, il s'agit d'une élection « qui n’aura que peu d’influence sur le gouvernement de l’Union qu’est la Commission ». Pas étonnant que ça ne mobilise pas les foules. La droite à intérêt au statut quo car elle y verra un signe pour aller plus loin dans sa politique de casse. D'ores et déjà, il est évident que des heures sombres attendent les partisans de la justice sociale et de l'égalité.

Le Modem a montré sa véritable nature dans cette élection. L'obsession présidentielle de Bayrou absorbe tout. Ca, plus son antisarkozysme ne font pas un programme politique pour l'Europe d'autant plus qu'il a du mal à masquer la contradiction qui existe entre sa prétention progressiste ici et son action conservatrice là bas. Les députés européens du Modem sont les alliés naturels de la droite et même quand la gauche propose des directives progressistes, ils votent contre.

Les Verts ont fait une campagne "sympa", mais ils n'ont su masquer l'ambiguïté de leur positionnement. Entre libéralisme et centre gauche, altermondialisme et opportunisme, l'écologie politique par temps de crise, ne fait pas recette...

Restent les autres listes. Elles bénéficient du scrutin à la proportionnelle et de la dispersion de voix qu'il entraîne, mais elles ne conduisent qu'à l'impuissance car si on veut changer de majorité, il faut choisir les listes les plus à même de le faire, à l'échelle de l'Europe. La résistance, le vote "non" ne construisent pas.

Voilà pourquoi toutes ces listes ne sont pas à la hauteur du projet des socialistes qui est porté par tous les sociaux-démocrates d'Europe. Pour changer de politique en Europe, il faut changer de majorité et pour changer de majorité, il faut voter pour les listes socialistes. Massivement, dimanche.
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